LE FIGARO : RÉCIT - La troisième tentative d’assassinat déjouée contre Donald Trump, le 25 avril dernier à Washington, a remis en lumière le travail de ces hommes de l’ombre chargés de protéger le chef d’État le plus puissant du monde des menaces constantes dont il est la cible.
C’est une profession où le retard tue. Clint Hill, l’agent spécial du Secret Service et membre du dispositif de sécurité de John F. Kennedy le 22 novembre 1963, à Dallas, le savait mieux que quiconque. Toute sa vie, après avoir vécu en première ligne cette journée fatidique où l’assassinat du président par Lee Harvey Oswald a fait basculer l’Amérique, l’homme fut hanté par cette question : « Et si j’avais pu réagir plus tôt ? Oui, si j’avais réagi un dixième de seconde plus vite, peut-être une demi-seconde, j’y serais arrivé », se demandait celui que l’on voit, sur les images, s’accrocher à la voiture pour tenter de protéger Jacqueline Kennedy. « J’aurais pu prendre la troisième balle », confiait-il en 1975 en évoquant le troisième projectile qui, d’après la version officielle, porte le coup fatal.
Tout se joue en quelques secondes
Tenter de gagner ce dixième de seconde qui peut changer l’Histoire, c’est la raison d’être du Secret Service. Le soir du 25 avril dernier, quand Cole Tomas Allen s’introduit dans l’hôtel Hilton et ouvre le feu sur deux membres des forces de l’ordre à quelques mètres de la salle où se trouve Donald Trump, le temps et la chance étaient du côté des agents du Secret Service – et ce malgré des manquements flagrants dans le dispositif de sécurité. Quelques secondes de plus et l’incident qui a blessé deux personnes aurait pu se transformer en véritable drame. » | Par Vincent Jolly, pour Le Figaro Magazine | samedi 9 mai 2026
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