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Friday, June 19, 2026

En frappant le Liban, Benyamin Netanyahou défie l’accord iranien de Donald Trump

Cette capture d'écran provient de cet article du Figaro. | Pour Benyamin Netanyahou, l’accord voulu par Donald Trump s’apparente à un désastre sécuritaire mais aussi politique Jonathan Ernst / REUTERS

LE FIGARO : DÉCRYPTAGE - Marginalisé par l’accord entre Washington et Téhéran, le premier ministre israélien tente de préserver son image de chef de guerre. Mais ce choix, largement soutenu par l’opinion israélienne, menace de devenir le principal point de friction avec la Maison-Blanche.

Le dossier libanais continue d’empoisonner l’accord américano-iranien. Les dernières frappes israéliennes sur le Liban du Sud ont conduit la délégation iranienne à annuler au dernier moment sa venue en Suisse pour signer le mémorandum d’entente entre les États-Unis et l’Iran, censé ouvrir soixante jours de négociations vers un accord plus durable.

Car si Benyamin Netanyahou a perdu la main sur le dossier iranien, le premier ministre israélien, en difficulté politique à quelques mois des élections, tente de la garder au Liban. Alors que Donald Trump veut transformer son accord avec Téhéran en victoire diplomatique, Benyamin Netanyahou défie son parrain américain en poursuivant ses bombardements contre le Hezbollah au Liban. Vendredi, les frappes israéliennes ont causé au moins 18 morts selon le ministère de la Santé libanais, tandis que quatre soldats israéliens ont été tués par le groupe armé chiite. Le premier ministre israélien a affirmé que ses troupes resteraient dans le sud du Liban « aussi longtemps que nécessaire. »

Depuis la signature du mémorandum d’entente, le front libanais concentre toutes les ambiguïtés du moment. Sur le papier, Washington veut obtenir une désescalade régionale : suspension des hostilités, relance du dialogue nucléaire, stabilisation des fronts liés à l’Iran – dont le Liban. Sur le terrain, Israël entend conserver une liberté d’action complète contre le Hezbollah, qu’il accuse de reconstruire ses capacités militaires au sud du Litani. » | Par Stanislas Poyet Correspondant à Jérusalem | vendredi 19 juin 2026

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Guerre au Moyen-Orient : flambée de violence avec 18 morts au Liban et 4 soldats de Tsahal tués

LE FIGARO : Malgré la conclusion de l’accord entre les États-Unis et l’Iran, le Liban est la proie ce vendredi d’une flambée de violence meurtrière.

L'armée israélienne a annoncé vendredi matin la mort de quatre de ses soldats, tués en opérations dans le sud du Liban, ses premières pertes depuis la signature de l'accord entre Washington et Téhéran censé mettre fin à la guerre au Proche et au Moyen-Orient.

Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon un bilan provisoire du ministère libanais de la Santé, malgré la conclusion du protocole irano-américain qui prévoit une cessation des hostilités. » | Par Le Figaro avec AFP | vendredi 19 juin 2026

Tuesday, June 02, 2026

Liban : quatre morts et 127 blessés, dont du personnel hospitalier, dans des frappes israéliennes sur Tyr

LE FIGARO : Les frappes ont gravement endommagé l’hôpital Jabal Amel, l’un des principaux établissements de la ville, a indiqué le ministère dans un communiqué.

Des frappes israéliennes lundi 1er juin sur la ville de Tyr, dans le sud du Liban, ont tué quatre personnes et blessé 127 autres, dont 39 membres du personnel d’un hôpital, a annoncé mardi le ministère libanais de la Santé. » | Par Le Figaro avec AFP | mardi 2 juin 2026

Monday, June 01, 2026

« La prochaine crise sera celle de l’obéissance » : l’armée israélienne de plus en plus influencée par les mouvements messianiques

Cette capture d'écran provient de cet article. | Des étudiants israéliens ont récité une prière à l’académie de Torah pré-militaire Elisha, près de Ramallah, en Cisjordanie, le mardi 26 mai 2026. Kobi Wolf/Le Figaro

LE FIGARO : ENQUÊTE - Dans les académies prémilitaires nationales-religieuses, les écoles d’enseignement hébraïque et le rabbinat militaire, un courant radical a patiemment gagné du terrain. Pour les soldats qui en sont issus, la guerre, la terre et les missions de combat ont un sens religieux. Au point de parfois contester le commandement de Tsahal.

Dans les collines du centre de la Cisjordanie occupée, le rabbin Yitzhak Nissim reçoit avec un sourire affable. Depuis vingt-huit ans, il dirige la méchina Elisha, une académie prémilitaire nationale-religieuse où de jeunes Israéliens se préparent à intégrer des unités combattantes de Tsahal. L’entraînement physique y est quotidien, mais l’essentiel se joue dans les salles de cours : sionisme religieux, Talmud, halakha... « Notre rôle est de fournir un enseignement religieux et idéologique », assume-t-il.

Sur les murs, les portraits des rabbins Abraham Isaac Kook et Haïm Druckman rappellent la filiation idéologique de l’école : un sionisme religieux pour lequel le retour des Juifs sur la terre d’Israël, l’État et l’armée s’inscrivent dans un processus divin. Ici, le soldat ne se contente pas de défendre l’État. Il prend place dans une histoire religieuse, où la souveraineté juive, l’armée et la conquête de la terre participent d’un même processus de rédemption. « Nous réalisons aujourd’hui ce que nos pères ont rêvé. Ce n’est pas notre seule vision, c’est celle du peuple juif », argumente le rabbin Nissim. » | Par Stanislas Poyet à Jérusalem, Tel Aviv, Neve Tsuf (Cisjordanie occupée) | lundi 1 juin 2026

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Thursday, April 23, 2026

« C’est une humiliation » : en Israël, Benyamin Netanyahou forcé à la trêve par Donald Trump

LE FIGARO : DÉCRYPTAGE - Imposée par Washington pour relancer les négociations avec Téhéran, la trêve de dix jours avec le Hezbollah est massivement rejetée par l’opinion israélienne. Dans le nord du pays, exposé aux tirs, elle ravive un sentiment d’abandon.

Benyamin Netanyahou n’en voulait pas, Donald Trump le lui a imposé. Neuf jours après le cessez-le-feu en Iran, c’est au tour du Liban de voir les canons se taire. Jeudi, le président américain a annoncé unilatéralement une pause dans les affrontements commencés le 2 mars. La décision s’est immédiatement imposée en Israël. La trêve a pris effet jeudi à minuit, heure israélienne, elle doit durer 10 jours.

Déjà, les Israéliens fustigent une trêve dont ils ne veulent pas. « Ce n’est pas une victoire – c’est une humiliation, une capitulation totale à l’Iran et aux États-Unis », réagit Eitan Davidi, le président du mochav Margaliot, village situé à la frontière libanaise. Vendredi, dans un message posté sur son réseau social Truth, le président américain a rappelé de façon très humiliante qui était décideur : « Israël ne bombardera plus le Liban. Ils ont INTERDICTION de le faire de la part des États-Unis. Ça suffit!!! »

Depuis l’annonce du cessez-le-feu en Iran, et alors que la République islamique exigeait l’arrêt des combats au Liban, Benyamin Netanyahou promettait aux Israéliens que la guerre continuerait coûte que coûte pour éradiquer le Hezbollah, le très puissant groupe armé chiite libanais inféodé à l’Iran. Quelques heures auront suffi pour balayer cette ligne. » | Par Stanislas Poyet, correspondant à Jérusalem | jeudi 23 avril 2026

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Saturday, April 04, 2026

Guerre au Moyen-Orient : les forces armées iraniennes rejettent le nouvel ultimatum de Donald Trump

LE FIGARO : « Le président américain agressif et belliqueux, après avoir subi des défaites successives, a entrepris, de façon impuissante, instable, énervée et stupide, de menacer les infrastructures et les biens » de l’Iran, a affirmé le général Ali Abdollahi, chef du commandement des forces armées iraniennes, cité par la télévision d’État sur Telegram. EN DIRECT » | Par Ségolène Forgar, Amaury Coutansais-Pervinquière et Clara Hidalgo | samedi 4 avril 2026

Léon XIV, un pape américain face au chaos du monde

Capture d'écran extraite de cet article du Figaro. | Le pape Léon XIV pendant la messe de la Passion du Seigneur le Vendredi saint dans la basilique Saint-Pierre au Vatican, le 3 avril 2026. Guglielmo Mangiapane / REUTERS

LE FIGARO : RÉCIT - Directement confronté à son pays sur la question de la guerre, le pape, qui s’est entretenu avec Donald Trump, martèle ses messages de paix et appelle avec force à la trêve pascale.

Au soir de ce vendredi saint, Léon XIV a lui-même porté une croix de bois tout au long des quatorze stations du chemin de croix. Les papes, à l’exception de Jean-Paul II, ne le font pas, sinon pour la symbolique lors de la première ou dernière étape. Si Léon XIV a choisi de la porter jusqu’au bout de ce rituel séculaire, c’est pour adresser un message fort de paix au monde enflammé par la guerre : « Ce sera un signe important, a-t-il confié mardi soir, en raison de ce que représente le pape : un leader spirituel et une voix pour dire que le Christ souffre toujours. Et que je porte, moi aussi, toutes ces souffrances dans mes prières. Ce message s’adressera aussi à toutes les personnes de bonne volonté, à toutes celles qui ont la foi pour que nous cherchions à être porteurs de paix. » » | Par Jean-Marie Guénois | samedi 4 avril 2026

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Monday, March 16, 2026

« Une odeur qui exhalait le feu » : au Liban, des hôpitaux ciblés par Israël

LE FIGARO : REPORTAGE - Trente-six médecins, infirmiers et ambulanciers ont été tués depuis la reprise de la guerre contre le Hezbollah.

Le cratère béant qui entaille le centre médical de Bourj Qalaqwiye, village du Sud-Liban, crachote encore des filets de fumée noire éparse. Il ne subsiste du bâtiment qu’un fragile squelette de colonnes dévorées par les flammes et quelques murs suspendus à des tiges métalliques. Sous les pas trébuchants de Mohamed Mheri, représentant d’une localité voisine, les gravats crissent, entremêlés aux seringues et aux registres médicaux calcinés. Sa lente procession s’arrête devant une longue tache brune, étirée sur la chaussée : « Voilà tout ce qu’il reste de mon ami, résume-t-il, le visage terni par le chagrin. Du sang. »

Mohammed Maatouk, 40 ans, infirmier volontaire auprès de l’Autorité sanitaire islamique, une association de protection civile affiliée au Hezbollah et agréée par les autorités libanaises, a été tué ici, vendredi 13 mars, à 20 h 43, peu après l’heure de l’Iftar. Il venait d’allumer une chicha lorsqu’une roquette israélienne s’est écrasée sur le toit du bâtiment. Douze des treize médecins, infirmiers et secouristes présents sur place sont morts sur le coup. Le nombre de victimes du corps médical s’élève à 36 depuis la reprise de la guerre entre Israël et le Hezbollah, allié de l’Iran au Liban. Un chiffre qui rappelle les heures sombres du précédent conflit, entre 2023 et 2024, où près de 163 médecins et secouristes avaient péri sous les feux de l’artillerie israélienne. » | Par Manon Chapelain | Envoyée spéciale à Bourj Qalaqwiye (Liban) | lundi 16 mars 2026

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Thursday, March 12, 2026

Liban : Israël frappe à nouveau Beyrouth

Mar 12, 2026 | Un incendie fait rage sur le site d'une frappe israélienne menée pendant la nuit dans la banlieue sud de Beyrouth, tandis que d'autres rues sont jonchées de décombres. Au petit matin ce jeudi 12 mars, de nouvelles frappes ont eu lieu en plein cœur de la capitale libanaise.

Tuesday, December 02, 2025

À Beyrouth, le pape appelle le Moyen-Orient à « surmonter les divisions politiques, sociales et religieuses »

LE FIGARO : Léon XIV présidait ce mardi une messe en plein air devant environ 150.000 personnes. Peu de temps auparavant, il s’était rendu sur le site de l’explosion de 2020, qui avait ravagé en 2020 le port de la capitale libanaise.

Encourager, encore et toujours. Au dernier jour de sa visite à Beyrouth, Léon XIV n’a cessé de demander aux Libanais de croire au renouveau de leur pays. Jusqu’à donner presque un ordre, pendant la messe finale, en plein air, sur le bord de mer, devant 150 000 personnes : « Liban, relève-toi ! Sois une maison de justice et de fraternité ! Sois une prophétie de paix pour tout le Levant ! ». » | Par Jean-Marie Guénois | mardi 2 décembre 2025

Sunday, November 30, 2025

Le pape Léon XIV est arrivé au Liban

LE FIGARO : Le pape de 70 ans doit rencontrer le président Joseph Aoun et prononcer en fin d’après-midi un discours devant les autorités et le corps diplomatique au palais présidentiel.

Léon XIV est arrivé dimanche à Beyrouth pour une visite de 48 heures au Liban où il est attendu avec un message de paix, a constaté un journaliste de l’AFP à bord de l’avion papal. » | Par Le Figaro avec AFP | dimanche 30 novembre 2025

Monday, October 27, 2025

Liban : lors de son premier voyage, le pape se rendra au port de Beyrouth pour y prier

LE FIGARO : Léon XIV ira le 1er décembre sur la tombe du saint patron du Liban, Saint Charbel Makhlouf, au monastère Saint Maron d’Annaya, au nord du pays.

Le pape Léon XIV priera sur le site de l’explosion il y a cinq ans au port de Beyrouth, après une rencontre avec le président turc, Recep Tayyip Erdogan, lors d’un voyage en Turquie et au Liban en novembre, a annoncé le Vatican lundi. Il se rendra à Beyrouth le 30 novembre, où il rencontrera le président libanais, Joseph Aoun, et le Premier ministre, Nawaf Salam.

Le pape ira le 1er décembre sur la tombe du saint patron du Liban, Saint Charbel Makhlouf, au monastère Saint Maron d’Annaya, au nord de Beyrouth. » | Par Le Figaro avec AFP | lundi 27 octobre 2025

Sunday, January 26, 2025

L'armée israélienne ouvre le feu sur des habitants du Liban

Jan 26, 2025 | Alors qu’ils tentaient de regagner leurs villages plus au sud, des Libanais se sont heurtés à l’armée de l’Etat hébreux, toujours déployée dans le pays.

Tuesday, November 26, 2024

Israël : Benyamin Netanyahou annonce un accord de cessez-le-feu au Liban

LE FIGARO : Le premier ministre israélien a annoncé, mardi soir, que son cabinet de sécurité allait accepter une trêve, tout en menaçant de reprendre les combats si le Hezbollah ne la respecte pas.

Benyamin Netanyahou a annoncé mardi soir que son cabinet de sécurité allait adopter un cessez-le-feu avec le Liban dans la soirée. Sans entrer dans les détails de cet accord, négocié avec la médiation des États-Unis, le premier ministre israélien a précisé qu’il n’empêcherait pas Israël d’attaquer si le Hezbollah n’en respectait pas les conditions. » | Par Guillaume de Dieuleveult, correspondant à Jérusalem | mardi 26 novembre 2024

Saturday, April 15, 2023

Lebanon Without Cedars | ARTE.tv Documentary

Apr 15, 2023 | The cedar forests in the mountains of Lebanon are both a symbol of the nation and an important natural environment. But the ancient forests are threatened by climate change as well as illegal logging, in a country that is experiencing and unprecedented crisis.

Lebanon Without Cedars | ARTE.tv Documentary
Available until the 06/02/2026


Wednesday, February 02, 2022

Liban: le pays du Cèdre brûle ses bois pour se chauffer

Une femme ramasse du bois de chauffage et le stocke devant sa maison, dans le gouvernorat d’Akkar, au Liban, le 8 décembre 2021. Xinhua/ABACA

LE FIGARO : RÉCIT - Le ministre de l’Agriculture a récemment déploré un «véritable crime environnemental».

Il n’y a pas de route pour monter au sommet du Chambouk, une forêt domaniale, à quelque 2400 mètres d’altitude. Personne ne vit ici, sauf quelques bergers et leurs brebis. Aux confins de l’Akkar, dans le nord du Liban, près de la frontière syrienne, on grimpe d’un rocher à l’autre, pour rejoindre les bosquets de vieux cèdres et de genévriers. Réservoir de biodiversité incomparable, ces forêts anciennes seraient un petit coin de paradis si le staccato des tronçonneuses ne venait rappeler la triste réalité: en montagne, une majorité des habitants délaisse le poêle à mazout, combustible désormais trop cher, pour se tourner vers le chauffage au bois. Avec le risque que la déforestation n’atteigne un point de non-retour. » | Par Muriel Rozelier | lundi 1 février 2022

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Friday, December 10, 2021

Les hôpitaux libanais déstabilisés par l’exode de leurs médecins

Une infirmière circule dans le couloir d’un hôpital, le 31 mai, à Beyrouth. MOHAMED AZAKIR/REUTERS

LE FIGARO : REPORTAGE - L’Organisation mondiale de la santé estime que 30 à 40 % du personnel a démissionné à cause de la crise.

Un hall d’entrée quasi désert, personne ou presque dans les couloirs: difficile de croire qu’on est en milieu de journée, en pleine semaine, au cœur d’un des plus grands hôpitaux du Liban à 30 kilomètres de Beyrouth. «Quelle misère, mais quelle misère…», se lamente sœur Élisabeth Noirot alors qu’elle traverse au pas de charge l’aile fermée de l’hôpital général de Bhannes, dans le Metn. À l’âge où d’autres partent à la retraite, elle dirige ce centre hospitalier qui dépend des Filles de la charité, une congrégation catholique fondée en France au XVIIIe siècle sous l’autorité de l’Ordre de Saint-Vincent de Paul. «À ce rythme-là, on en a pour trois, quatre mois tout au plus.» Après? «Khalasse», dit-elle en arabe, comme si la fatalité trouvait plus facilement à s’exprimer dans la langue d’Avicenne. Si rien n’est fait, ce centre niché dans un parc immense, où cèdres et pins parasols se disputent les cimaises, fermera ses 250 lits au printemps prochain. «On ne veut pas perdre l’espoir, mais, en l’état, on n’a pas le budget pour survivre et notre ordre n’a pas les moyens de nous soutenir.» » | Par Cyrille Louis | vendredi 10 décembre 2021

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À LIRE AUSSI :

La France et l’Arabie saoudite au chevet du Liban : DÉCRYPTAGE - Riyad, qui a coupé les ponts avec Beyrouth, ne s’est engagé que sur de l’aide humanitaire. »

Monday, November 01, 2021

Le Liban puni par l’Arabie saoudite

Des taxis bloquent des rues de Beyrouth, le 21 octobre, pour protester contre la flambée du prix de l’essence. ISSAM ABDALLAH/REUTERS

LE FIGARO : Riyad a décidé de couper les ponts avec Beyrouth, au prétexte qu’un ministre libanais avait critiqué son intervention militaire au Yémen, ce qui fragilise un peu plus le gouvernement de Mikati et un pays exsangue.

À Beyrouth

La stabilisation politique relative du Liban aura été de courte durée. Un peu plus d’un mois après son entrée en fonction, qui a mis fin à treize mois de vacance à la tête de l’exécutif, le gouvernement de Najib Mikati est déjà en crise et fait face à une nouvelle tempête, laquelle ne fait qu’aggraver l’effondrement en cours de ce pays depuis deux ans. Le coup est venu d’Arabie saoudite, qui a annoncé l’arrêt de toutes ses importations en provenance du pays du Cèdre, le rappel de son ambassadeur à Beyrouth, et a donné quarante-huit heures à l’ambassadeur du Liban à Riyad pour quitter le royaume. Bahrein lui a emboîté le pas, puis le Koweit, suivis des Émirats arabes unis, mais Oman et le Qatar sont restés sur la réserve.

Une sanction justifiée officiellement par les propos critiques sur l’intervention saoudienne au Yémen, tenus par le ministre libanais de l’Information, Georges Cordahi, avant la formation du gouvernement, dans une émission de la chaîne qatarie al-Jazeera et reprise il y a quelques jours sur les réseaux sociaux. Cordahi, une vedette qui a fait notamment carrière sur la chaîne saoudienne MBC, avait jugé «absurde» la guerre du Yémen, estimant que les houtistes «se défend(ai)ent» contre des puissances étrangères, à savoir la coalition menée par l’Arabie saoudite. Les houtistes étant soutenus par Téhéran et le Hezbollah, son allié chiite au Liban, la position du ministre a immédiatement déclenché des campagnes partisanes et communautaires, selon les lignes de clivages régionales qui se répercutent directement sur la scène politique libanaise. » | Par Sibylle Rizk | dimanche 31 octobre 2021

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À LIRE AUSSI : Liban: le crépuscule d'une nation : GRAND REPORTAGE - Le pays du cèdre traverse depuis deux ans une crise économique sans précédent. Aucun espoir d'amélioration ne pointe à l'horizon et pourtant chacun tente de garder son rang, au prix d'immenses sacrifices et avec les moyens du bord. »

Thursday, August 05, 2021

Emmanuel Macron dénonce le «pari du pourrissement» des dirigeants libanais

Emmanuel Macron, mercredi au fort de Brégançon, pendant la conférence internationale d’aide au Liban, qui marque le premier anniversaire de l’explosion du port de Beyrouth. POOL/via REUTERS

LE FIGARO : RÉCIT - Depuis un an, malgré une crise qui n’en finit pas de s’aggraver, les leaders libanais ont été sourds à tous les appels du chef de l’État français, en pointe sur ce dossier, et d’autres responsables internationaux.

Depuis sa résidence d’été au fort de Brégançon, Emmanuel Macron a, une nouvelle fois, tancé les dirigeants libanais à l’occasion de la troisième conférence internationale d’aide à la population d’un pays, qui marquait le premier anniversaire de l’explosion au port de Beyrouth (200 morts).

«Les dirigeants libanais semblent faire le pari du pourrissement (….). Je pense que c’est une faute historique et morale», a lancé le chef de l’État à l’ouverture de cette visioconférence internationale qui a permis de rassembler environ 370 millions de dollars, c’est-à-dire un peu plus que l’objectif initial.

«Les dirigeants libanais semblent faire le pari du pourrissement (….). Je pense que c’est une faute historique et morale», a lancé le chef de l’État à l’ouverture de cette visioconférence internationale qui a permis de rassembler environ 370 millions de dollars, c’est-à-dire un peu plus que l’objectif initial.

Depuis un an, malgré une crise qui n’en finit pas de s’aggraver, les leaders libanais ont été sourds à tous les appels, pressions et menaces proférés par Emmanuel Macron, en pointe sur ce dossier, et d’autres responsables internationaux. «Tous les rendez-vous ont été manqués, aucun engagement n’a été tenu, a regretté le président de la République. Le Liban mérite définitivement mieux que de vivre de… » | Par Georges Malbrunot | mercredi 4 août 2021

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Collapse: Inside Lebanon’s Worst Economic Meltdown in More Than a Century »

Tuesday, October 29, 2019

Liban : Saad Hariri, le premier ministre du Liban, annonce sa démission au treizième jour de la contestation


LE MONDE: Cette décision n’implique pas des élections anticipées. Le président de la République peut désigner une autre personnalité sunnite pour constituer un nouveau gouvernement.

Le premier ministre libanais, Saad Hariri, a annoncé mardi 29 octobre qu’il allait présenter la démission de son gouvernement, au 13e jour d’un soulèvement populaire marqué par de nouveaux heurts dans les rues de Beyrouth.

Son intervention a été accueillie par les vivats de la foule qui l’écoutait en direct dans plusieurs lieux de rassemblement, avant que ne retentisse l’hymne national – An-nasid al-wataniyy al-lubnani – repris à pleins poumons par les manifestants. Des feux d’artifice ont été aussitôt tirés dans Beyrouth tandis que des voitures sillonnaient la ville klaxons hurlants en signe de victoire. » | Le Monde avec AFP | mardi 29. Octobre 2019