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Saturday, May 02, 2026

« Ce voile qui couvre mon visage est une mort lente » : six femmes racontent au Figaro Magazine leur vie sous la théocratie misogyne des talibans

LE FIGARO : TÉMOIGNAGES - Après de longues années passées en Afghanistan, à partager le quotidien de femmes et d’hommes parfois devenus des proches, la photographe et journaliste Sandra Calligaro livre ces lettres qui sonnent toutes comme un acte de résistance.

Capture d'écran extraite de cet article. | Bahar*, 14 ans, enfile son tchâdri avant de sortir de chez elle, à Kaboul, en Afghanistan, le 22 janvier 2025. (*le prénom a été modifié) | Sandra Calligaro

Dans la galaxie des étrangers qui parlent d’Afghanistan, Sandra Calligaro est une voix particulièrement précieuse. Grâce aux longues années qu’elle a passées sur place, partageant le quotidien de femmes et d’hommes parfois devenus des proches, documentant patiemment des vies ballottées par les guerres, les attentats, les changements de régime, les catastrophes naturelles, émaillées pour autant de rires, de beautés et de rêves. Mais aussi et surtout par l’humanité et la pudeur avec lesquelles elle restitue ces chemins de vie, cherchant la justesse plutôt que le scoop, s’effaçant volontiers, toujours discrète, observatrice, au service de son art et des gens qui lui ont ouvert leur porte et leur cœur. Car plus qu’une journaliste qui a tourné les images de grands films sur l’Afghanistan et illustré tant d’articles de presse, Sandra Calligaro est une artiste dont le travail témoigne d’une passion sincère, au long cours.

Ces lettres d’Afghanes qu’elle a récoltées sont autant de documents nécessaires qui lèvent le voile sur la vie des femmes sous la théocratie misogyne des talibans. Dans ce pays trop oublié en Occident, le seul au monde où les jeunes filles sont privées d’éducation et pour lequel l’ONU a forgé le concept d’« apartheid de genre », chaque lettre sonne comme une résistance. Fidèle à son approche depuis deux décennies, Sandra Calligaro a laissé défiler ces mots sans les tronquer, sans les expliquer, sans se les approprier. À nouveau, la photographe se tient aux côtés des Afghanes, les laissant – c’est aujourd’hui un luxe – s’exprimer pleinement.

Tess Afzali » | Par Tess Afzali (texte) et Sandra Calligaro (photos), pour Le Figaro Magazine | samedi 2 mai 2026

Monday, March 02, 2026

Qui était la princesse Ashraf Pahlavi, l’insaisissable jumelle du dernier chah d’Iran ?

MADAME FIGARO : PORTRAIT.- Diplomate et féministe, tantôt admirée, tantôt épinglée pour son train de vie excessif, la princesse iranienne fut tout sauf une princesse docile. Partie en exil à la chute du régime de son frère, elle survécut à une tentative d’assassinat avant de mourir en 2016.

L'Iran est à feu et à sang. Depuis la mort d’Ali Khamenei à la suite des frappes israélo-américaines, le samedi 28 février, le pays se divise davantage. Il y a ceux qui pleurent ce dernier, Guide suprême du régime islamique, et ceux qui, libérés, appellent plus que jamais au renouveau et au changement. La jeunesse iranienne n’a d’ailleurs pas attendu cette attaque pour descendre dans les rues et contester ses conditions de vie. Le 28 décembre dernier, l’image d’une jeune manifestante, immortalisée sous un ciel noir, les cheveux détachés, brûlant du bout de sa cigarette le portrait du chef, avait suffi à cristalliser cette rébellion. Dans ce pays de 90 millions d’habitants, dont la moyenne d’âge est de 32 ans, selon Le Figaro, l’espoir d’un nouveau dirigeant se concrétise enfin. Un nom circule d’ailleurs depuis longtemps dans les cortèges : celui du prince Reza Pahlavi, dit «Reza II», exilé aux États-Unis depuis plus de quarante ans. À 65 ans, il est l’héritier de la dynastie Pahlavi, qui régna jadis sur le pays, et qui se voulut plus moderne et progressiste. Son père, Mohammad Reza Pahlavi, était le dernier chah d’Iran, dont le pouvoir a été renversé en 1979 au profit de la République islamique.

Mais derrière la figure du fils, c’est aussi toute une mémoire monarchique qui refait surface. Et, dans son sillage, le souvenir d’une femme ressurgit — sa tante, morte en 2016 — comme une ombre portée sur les manifestations et sur les femmes d’Iran: Ashraf Pahlavi, sœur jumelle dudit chah déchu Mohammad Reza Pahlavi, et pionnière, bien que controversée, de la cause féminine en Iran. » | Par Léa Mabilon | lundi 2 mars 2026

Saturday, November 22, 2025

Pourquoi 40% des jeunes femmes américaines envisagent de quitter le pays : un sondage qui révèle un profond malaise

MADAME FIGARO : Ce récent sondage, publié le jeudi 13 novembre, met en lumière le malaise des citoyennes américaines face à la politique conservatrice de Donald Trump.

Aux États-Unis, la politique du président Donald Trump ne plaît pas à tout le monde. C’est du moins ce que démontrent les chiffres d’un nouveau sondage Gallup, publié le jeudi 13 novembre, affirmant que 40% des Américaines âgées entre 15 et 44 ans souhaiteraient quitter définitivement le territoire si elles en avaient la possibilité. Réalisée entre le 14 juin et le 16 juillet dernier, cette enquête a été effectuée sur un échantillon de 1000 personnes. Ce chiffre record jure avec l’état d’esprit de leurs homologues masculins. En effet, seulement 19% des hommes déclarent quant à eux vouloir fuir le pays. » | Par Léa Mabilon | mardi 18 novembre 2025

Friday, September 17, 2021

Afghanistan : les talibans remplacent le ministère des Femmes par celui de la Prévention du vice

La pancarte annonçant le ministère de la Promotion de la vertu et de la Prévention du vice a été posée ce vendredi 17 septembre à Kaboul. HOSHANG HASHIMI / AFP

LE FIGARO : Des ouvriers ont été vus en train d'installer un panneau à l'effigie du ministère de la Promotion de la vertu et de la Prévention du vice dans l'ancien bâtiment des Affaires féminines.

Les talibans semblent avoir fermé vendredi le ministère des Affaires féminines pour le remplacer par celui de la Promotion de la vertu et de la Prévention du vice, craint pour son fondamentalisme durant leur premier règne, il y a vingt ans.

Des ouvriers ont été vus en train d'installer un panneau à l'effigie du ministère de la Promotion de la vertu et de la Prévention du vice dans l'ancien bâtiment des Affaires féminines de la capitale. » | Par Le Figaro avec AFP | vendredi 17 septembre 2021

Sunday, September 12, 2021

Les femmes afghanes pourront étudier... mais pas avec les hommes

La photo ci-dessus est une capture d'écran de la vidéo qui accompagne cet article.

LE FIGARO : Les talibans laisseront les femmes qui le désirent étudier à l'université, mais mettront fin à la mixité dans ces établissements car celle-ci est «contraire à l'islam».

«Nos combattants ont assumé leurs responsabilités» en reprenant le pouvoir, a déclaré Abdul Baqui Haqqani lors d'une conférence de presse à Kaboul, avant de souligner l'importance du système universitaire, alors que l'Occident accuse les talibans de vouloir négliger l'éducation. «Désormais la responsabilité de la reconstruction du pays repose sur les universités. Et nous avons de l'espoir, car le nombre d'universités a largement augmenté» par rapport à l'époque du premier régime taliban (1996-2001), a-t-il souligné. Lisez l'article en entier et regardez la vidéo » | Par Le Figaro avec AFP | dimanche 12 septembre 2021

Saturday, September 04, 2021

Afghanistan : des femmes manifestent pour leurs droits, les talibans recourent à la violence

Des femmes manifestent dans les rues de Kaboul, vendredi 3 septembre 2021. FACEBOOK @WPPN.AFG / REUTERS

LE FIGARO : Plusieurs dizaines de femmes ont manifesté vendredi et samedi à Kaboul, devant le palais présidentiel, pour défendre leur droit à l'éducation et au travail.

Après Herat, Kaboul. Vendredi et samedi, des femmes sont descendues dans les rues de la capitale afghane, inquiètes pour le respect de leurs droits d'étudier et travailler alors que les talibans ont désormais le contrôle du pays. «Elles étaient quelques unes hier, elles sont plusieurs dizaines aujourd'hui, femmes et filles rassemblées devant le palais présidentiel réclamant leurs droits et la justice», a ainsi tweeté samedi un journaliste de la chaîne afghane ToloNews.

Vendredi, sur les vidéos relayées par plusieurs journalistes locaux ainsi qu'Amnesty International, des femmes de tous âges étaient entièrement voilées, brandissent des pancartes appelant au respect de leurs droits. «La liberté est notre devise, elle nous rend fières», peut-on lire sur certaines d'entre elles. Elles ne seraient «pas plus d'une centaine» selon Sharif Hassan, correspondant afghan pour le New York Times, «mais leur courage vaut un millier», commente le journaliste, alors qu'elles «risquent leur vie en marchant dans les rues» sous les yeux des soldats islamistes. » | Par Le Figaro | samedi 4 septembre 2021

À LIRE AUSSI : L’INTERVIEW : Jean-Yves Le Drian: «L’Afghanistan n’est pas synonyme de déclin américain» »