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Sunday, April 19, 2026

La semaine du FigaroVox - « Victoire de Magyar, victoire du progressisme ? »

Capture d'écran extraite de cet article. | Peter Magyar au palais Sandor à Budapest, le 15 avril 2026. Bernadett Szabo / REUTERS

LE FIGARO : Chers lecteurs,

Viktor Orbán est tombé dimanche 12 avril, après seize ans de règne sur la Hongrie. Déterminé à mettre en œuvre le « changement de régime » qu’il a promis, Péter Magyar s’active déjà : il a ouvert des discussions avec Bruxelles pour tenter de débloquer les fonds européens gelés, demandé la démission du président Tamás Sulyok, proche du pouvoir sortant, et réglé ses comptes dès sa première apparition sur les médias publics : « Ce qu’il s’est passé ici depuis 2010 aurait fait saliver Goebbels et le dictateur nord-coréen ».

Magyar ne s’opposera pas non plus au prêt européen de 90 milliards d’euros à Kiev. Rien d’étonnant pour celui qui faisait scander à ses partisans « Ruszkik haza ! » - « Les Russes dehors ! » Ce slogan, hérité de l’insurrection antisoviétique de 1956, l’inscrit dans une mémoire nationale anti-russe qu’Orbán avait brouillée par sa proximité avec Moscou. Là où le premier ministre sortant avait fait de la Russie un partenaire de long terme et du veto hongrois une arme contre Bruxelles, son successeur entend renouer avec l’Union européenne. » | Par Rémi Monti | samedi 18 avril 2026

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Tuesday, April 26, 2022

De Budapest à Varsovie, le silence et l’embarras des gouvernements populistes d’Europe centrale

LE MONDE : Le Hongrois Viktor Orban espérait qu’une victoire de Marine Le Pen lui permettrait de refonder une droite européenne souverainiste.

La dirigeante du parti d’extrême droite français Rassemblement national (RN) Marine Le Pen (à droite), et le Premier ministre hongrois Viktor Orban (à gauche) avant le « Sommet de Varsovie », une réunion des dirigeants des partis conservateurs et de droite européens, en Pologne, le 4 décembre 2021. WOJTEK RADWANSKI / AFP

En allant inaugurer le salon hongrois de la formation professionnelle de Budapest, lundi 25 avril, Viktor Orban n’a pas eu le temps de commenter les résultats des élections françaises, où son alliée, Marine Le Pen, a essuyé une défaite dans les urnes, la veille. « Les forces nationales ont remporté les élections législatives il y a trois semaines avec un soutien sans précédent », a seulement vanté le premier ministre nationaliste, mais c’était au sujet de sa propre réélection, écrasante, le 3 avril. La quasi-totalité des chefs d’Etat et de gouvernement européens, y compris ses alliés polonais, ont pourtant félicité M. Macron dès dimanche soir.

Ce silence n’est pas une surprise. M. Macron a utilisé le souverainiste hongrois comme épouvantail pendant toute la campagne et il n’a toujours pas, lui non plus, félicité M. Orban pour sa réélection. Mais, surtout, la défaite de Marine Le Pen contrarie tous les plans de refonte des droites et les espoirs de chamboulement de l’Union européenne que le chef de gouvernement hongrois partageait avec ses alliés ultraconservateurs au pouvoir à Varsovie. « Le camp souverainiste est devenu une force incontournable de la politique européenne et, nous aussi, nous voulons voir une Europe des Etats-nations », avait espéré M. Orban lors de la visite de Mme Le Pen à Budapest, en octobre. Une banque hongroise appartenant en partie à son ami d’enfance, la MKB, a par la suite financé la campagne de la candidate d’extrême droite. » | Par Jean-Baptiste Chastand (Vienne, correspondant régional) et Jakub Iwaniuk(Varsovie, correspondant) | lundi 25 avril 2022

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