LE FIGARO : DÉCRYPTAGE – En quelques mois, l’État hébreu a vu ses relations se dégrader simultanément avec l’Europe et les États-Unis. Un basculement stratégique qui fragilise Israël.
En quelques mois, Israël a vu se fissurer deux piliers de sa diplomatie : l’Europe, qui durcit le ton, et les États-Unis, où le soutien s’effrite dans l’opinion. Jamais la relation entre Israël et l’Europe n’a semblé aussi abîmée. Le signal le plus fort est venu de Madrid. Mardi, l’Espagne doit demander à l’Union européenne de rompre son accord d’association avec Israël, en vigueur depuis 2000 et conditionné au respect des droits humains.
Les relations entre Israël et le Vieux Continent ont durablement été abîmées depuis le début de la guerre à Gaza, mais, ces derniers jours, les mesures hostiles à l’État hébreu se sont multipliées et accélérées. La France a interdit le survol de son espace aérien aux avions américains transportant des munitions à destination d’Israël. En Hongrie, le nouveau premier ministre, Péter Magyar – qui a remplacé Viktor Orban, aux positions très pro-Israël – a annoncé vouloir réexaminer la relation avec l’État hébreu au cas par cas. Même Giorgia Meloni – pourtant réputée proche de Benyamin Netanyahou – a suspendu le renouvellement automatique d’un accord de défense. « Jamais depuis les années 1980 les relations avec l’Europe n’ont été aussi mauvaises », tranche l’ancien diplomate Yigal Palmor. » | Par Stanislas Poyet, correspondant à Jérusalem | lundi 20 avril 2026
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Monday, April 20, 2026
Sunday, April 19, 2026
La semaine du FigaroVox - « Victoire de Magyar, victoire du progressisme ? »
LE FIGARO : Chers lecteurs,
Viktor Orbán est tombé dimanche 12 avril, après seize ans de règne sur la Hongrie. Déterminé à mettre en œuvre le « changement de régime » qu’il a promis, Péter Magyar s’active déjà : il a ouvert des discussions avec Bruxelles pour tenter de débloquer les fonds européens gelés, demandé la démission du président Tamás Sulyok, proche du pouvoir sortant, et réglé ses comptes dès sa première apparition sur les médias publics : « Ce qu’il s’est passé ici depuis 2010 aurait fait saliver Goebbels et le dictateur nord-coréen ».
Magyar ne s’opposera pas non plus au prêt européen de 90 milliards d’euros à Kiev. Rien d’étonnant pour celui qui faisait scander à ses partisans « Ruszkik haza ! » - « Les Russes dehors ! » Ce slogan, hérité de l’insurrection antisoviétique de 1956, l’inscrit dans une mémoire nationale anti-russe qu’Orbán avait brouillée par sa proximité avec Moscou. Là où le premier ministre sortant avait fait de la Russie un partenaire de long terme et du veto hongrois une arme contre Bruxelles, son successeur entend renouer avec l’Union européenne. » | Par Rémi Monti | samedi 18 avril 2026
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