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Thursday, July 23, 2026

Bab El-Mandeb, l’autre détroit qui menace d’étrangler le pétrole mondial

LE FIGARO : DÉCRYPTAGE - Suite à une frappe sur un pétrolier saoudien, les rebelles houthis imposent un blocus naval à Riyad en mer Rouge. Après Ormuz, verrouillé par Téhéran, un second goulet d’étranglement se referme sur le brut saoudien.

En mer Rouge, tout s’est noué en une dizaine de jours. Les rebelles yéménites houthistes ont pris prétexte de bombardements menés par l’Arabie saoudite contre l’aéroport de Sanaa, sur fond de dispute autour d’un avion iranien, pour frapper en riposte l’aéroport d’Abha, première attaque visant le sol saoudien depuis 2022. Lundi, ils ont décrété un « blocus naval » contre le royaume. Jeudi, ils sont passés à l’acte en visant deux pétroliers saoudiens. Riyad a confirmé un incendie à la proue de l’un d’eux. Au moins neuf navires ont fait demi-tour près du détroit de Bab al-Mandab, où le trafic se contracte.

Restés jusqu’ici en marge de la guerre américano-iranienne, les houthistes sont une milice pro-iranienne issue des hauts plateaux du nord du Yémen. Après avoir repris la capitale Sanaa, en 2014, elle est en guerre depuis 2015 contre une coalition conduite par Riyad. À la suite d’une escalade avec les Saoudiens, l’Iran se sert de son allié pour rappeler qu’il possède un autre moyen de pression : le détroit de Bab al-Mandab. Le procédé est rodé : en 2023, après les attaques du 7 Octobre et les bombardements déclenchés en représailles par Israël contre la bande de Gaza, les houthistes avaient déjà harcelé le trafic marchand. » | Par Rémi Monti | jeudi 23 juillet 2026

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Monday, July 20, 2026

Guerre au Moyen-Orient : pour chaque soldat américain tué, l’Iran payera « plusieurs fois » le prix, menace Donald Trump

Cette image provient du Figaro. | Donald Trump. Evan Vucci / REUTERS

LE FIGARO : L’Iran a dit lundi faire face à une «guerre totale» avec les États-Unis, qui ont frappé une grande partie de son territoire dans la nuit, au neuvième jour consécutif d’hostilités d’une intensité inédite depuis le cessez-le-feu d’avril. EN DIRECT » | Par Barbara Azais, Clara Hidalgo et Maxime Dubernet de Boscq | lundi 20 juillet 2025

Sunday, July 12, 2026

Un quotidien iranien place Donald Trump et des dirigeants européens sur une liste pour venger Khamenei

Cette photo provient de cet article du Figaro. | Keir Starmer, Emmanuel Macron, Donald Trump, Giorgia Meloni et Friedrich Merz, le 18 août 2025. WIN MCNAMEE / Getty Images via AFP

LE FIGARO : Une infographie publiée par le quotidien iranien Hamshahri désigne treize responsables occidentaux, dont Emmanuel Macron, quelques heures après un message de Mojtaba Khamenei promettant une riposte.

Le journal iranien Hamshahri, quotidien au ton résolument ultraconservateur et provocateur de la municipalité de Téhéran, a publié une liste de personnalités devant payer pour la mort de l'ayatollah Ali Khamenei sur laquelle figurent notamment Donald Trump, Benyamin Netanyahou et Emmanuel Macron.

Le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a affirmé samedi dans un message écrit que la « vengeance » était « inévitable » après les funérailles de son père, tué dans une attaque israélo-américaine le 28 février, au premier jour de la guerre. « Cette vengeance est la volonté de notre nation et elle doit être accomplie, inévitablement. Ces criminels, dont les noms figurent sur une liste, emporteront dans leur tombe le souhait d'une mort paisible dans leur lit », a affirmé Mojtaba Khamenei, qui a succédé à son père à la fonction de guide suprême, dans un texte qui lui est attribué. » | Par Le Figaro avec AFP | dimanche 12 juillet 2026

Saturday, July 11, 2026

Guerre au Moyen-Orient : le guide suprême iranien promet de venger son père, Ali Khamenei

Cette image provient du Figaro. | Une femme tient une photo de Mojtaba Khamenei alors que des personnes en deuil se rassemblent le jour d’une cérémonie publique d’adieu pour rendre hommage au défunt dirigeant suprême iranien l’ayatollah Ali Khamenei, qui a été tué le 28 février lors de frappes aériennes israéliennes et américaines. Majid Asgaripour / REUTERS

LE FIGARO : Mojtaba Khamenei, a déclaré samedi que venger son prédécesseur et père assassiné était « une exigence de la nation » et que cela « devra assurément » avoir lieu, selon un message écrit publié sur sa chaîne Telegram. EN DIRECT » | Par Ségolène Forgar et Aldric Meeschaert | samedii 11 juillet 2026

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Live: Nach Tod durch Angriff Ende Februar: Irans Führer Modschtaba Chamenei kündigt Rache für seinen Vater an »

Thursday, July 09, 2026

Du Vietnam à l’Iran, pourquoi l’Amérique n’arrive plus à gagner ses guerres

LE FIGARO : DÉCRYPTAGE - Donald Trump avait promis de gagner à nouveau des guerres. Le premier conflit qu’il dirige, contre le régime iranien, vient s’ajouter à la longue liste des guerres américaines s’achevant par une impasse.

La première guerre de Trump ressemble aux autres aventures militaires américaines. Après les sables de la Mésopotamie et les montagnes d’Afghanistan, le détroit d’Ormuz tourne à l’impasse stratégique pour les États-Unis. Donald Trump, qui avait accusé ses prédécesseurs d’avoir entraîné l’Amérique dans des « guerres sans fin », se voit à son tour empêtré dans un conflit sans issue au Moyen-Orient. Si les États-Unis n’ont pas perdu beaucoup de soldats, les opérations étant restées jusqu’à présent aériennes et navales, la consommation astronomique de munitions atteint des niveaux préoccupants. Et, surtout, la puissance américaine donne de nouveau signe de ses limites, les États-Unis restant réticents à rouvrir par la force le détroit à la navigation. Comme les conflits précédents, la guerre d’Iran a commencé par des succès éclatants avant de se transformer en un frustrant match nul. Elle soulève de nouvelles questions sur les capacités stratégiques d’une superpuissance qui gagne toutes ses batailles, mais n’a plus remporté de guerre depuis 1945.

« Nous devons recommencer à gagner des guerres », avait promis Donald Trump peu après son entrée en fonctions, en février 2017. « Quand j’étais jeune… tout le monde disait qu’on n’avait jamais perdu une guerre, vous vous souvenez ? » « Mais aujourd’hui, nous ne gagnons plus jamais de guerre. On ne se bat plus pour gagner. Soit on gagne, soit il ne faut pas se battre du tout. » Son élection avait été portée par l’échec des guerres du 11 septembre 2001. Face aux autres candidats qui avaient soutenu l’aventure irakienne, Trump avait dénoncé cette « belle, grosse erreur ». Une fois élu, il avait soigneusement limité ses engagements militaires. Il avait poursuivi la campagne aérienne contre l’État islamique, commencée par Obama, dont il a revendiqué la victoire, et bombardé Bachar el-Assad après son usage d’armes chimiques, ce que son prédécesseur n’avait pas osé faire. Il avait ordonné des raids ciblés contre al-Baghdadi et Qassem Soleimani. Mais il avait prudemment renoncé à frapper l’Iran dans le golfe Persique après la destruction d’un drone américain. » | Par Adrien Jaulmes, correspondant à Washington | jeudi 9 juillet 2026

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Friday, June 19, 2026

Entre l’Iran et les États-Unis, un accord qui bat déjà de l’aile

Cette capture d'écran provient de cet article du Figaro. | «Trump est le seul chef d’État au monde à être favorable à la nation d’Israël à l’heure actuelle », a déclaré le vice-président américain, JD Vance, jeudi (ici, à Washington). Eric Lee / REUTERS

LE FIGARO : La cérémonie de signature prévue en Suisse vendredi a été annulée par les Iraniens, qui utilisent déjà le détroit d’Ormuz pour obliger Trump à faire pression sur les Israéliens pour qu’ils se retirent du Sud-Liban.

Les premières fissures dans l’accord irano-américain sont apparues avant même la signature officielle. La reprise des combats au Liban entre Israël et le Hezbollah a servi de prétexte à l’Iran pour annuler sa participation à la rencontre prévue vendredi en Suisse, et fermer de nouveau le détroit d’Ormuz. Le vice-président américain, JD Vance, qui devait représenter les États-Unis lors de la cérémonie à Bürgenstock, au-dessus du lac de Lucerne, a renoncé à son déplacement. Les Iraniens ont dénoncé la riposte israélienne à des attaques du Hezbollah contre ses forces au Sud-Liban comme une violation du protocole d’accord. Ils ont montré qu’ils étaient prêts à utiliser de nouveau le détroit d’Ormuz comme moyen de pression.

« Étant donné que le retrait d’Israël du Liban , la levée totale du blocus naval et le retrait des forces terroristes américaines du golfe Persique et de la région figurent parmi les principales conditions de l’accord entre l’Iran et les États-Unis, le détroit d’Ormuz restera fermé jusqu’à ce que ces conditions soient remplies », ont annoncé les gardiens de la révolution dans un message diffusé par radio maritime. » | Par Adrien Jaulmes, correspondant à Washington | vendredi 19 juin 2026

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Wednesday, May 27, 2026

Guerre au Moyen-Orient : le but des États-Unis et d’Israël est toujours de renverser la République islamique, assure l’Iran

LE FIGARO : « L’ennemi poursuit désormais par d’autres moyens l’objectif de renverser et de diviser le pays », est-il écrit dans ce communiqué du ministère relayé par les médias iraniens. EN DIRECT » | Par Ségolène Forgar et Jeanne Durieux | mercredi 27 mai 2026

Thursday, May 21, 2026

Guerre au Moyen-Orient : l’inflation va quasiment doubler en Europe cette année

LE FIGARO : La Commission prévoit désormais une croissance de 1,1 %, cette année, après 1,5 % en 2025. La projection a été abaissée de 0,3 point. L’inflation repart en forte hausse sous l’effet du choc énergétique. » | Par Anne de Guigné | jeudi 21 mai 202

Tuesday, May 12, 2026

Guerre au Moyen-Orient : les Émirats arabes unis ont directement frappé l'Iran en avril, affirme le Wall Street Journal

LE FIGARO : Cet État allié de Washington aurait riposté directement aux missiles et des drones tirés par Téhéran dans les premiers jours du conflit. Pourtant, seuls les États-Unis et Israël revendiquent y avoir participé.

Le Wall Street Journal a rapporté lundi que les Émirats arabes unis ont mené eux-mêmes des opérations militaires contre l'Iran en avril, alors que seuls les États-Unis et Israël revendiquent avoir participé aux attaques contre Téhéran. Selon le quotidien américain, qui cite des sources anonymes, ces frappes des Émirats ont notamment visé début avril des installations pétrolières de l'île de Lavan, territoire iranien dans le Golfe. » | Par Le Figaro avec AFP | mardi 12 mai 2026

Wednesday, May 06, 2026

Pete Hegseth, ministre de la Guerre américain : le visage de la guerre en Iran de plus en plus isolé et contesté

LE FIGARO : RÉCIT - Le ministre de la Guerre continue de mener une sourde lutte contre la hiérarchie militaire, et se heurte régulièrement aux médias qui questionnent sa vision triomphale du conflit.

Le secrétaire à la Guerre est sur la défensive. Alors que la guerre d’Iran a muté en une épreuve de force économique et que la victoire totale annoncée tarde à se matérialiser, Pete Hegseth apparaît de plus en plus isolé, et sa gestion souvent conflictuelle du Pentagone contestée. Les limogeages d’officiers généraux ou de hauts responsables ont continué en pleine guerre sans autres explications que le déplaisir de Hegseth. Peu d’informations émanent du plus important ministère américain au milieu d’un conflit qui a déjà entamé les stocks de munitions critiques, et contribue à l’augmentation considérable de ses dépenses. Devenu l’un des visages publics d’une guerre impopulaire, Hegseth continue de bénéficier du seul soutien qui compte, celui de Donald Trump. Mais sa position n’est pas des plus solides au sein d’un cabinet où la faveur présidentielle peut se perdre rapidement.

Les mises à l’écart d’importants responsables militaires et civils, qui avaient commencé dès la prise de fonctions de Pete Hegseth, ont continué, alimentant le malaise au sein du Pentagone. La mise à l’écart du général Randy George, chef d’état-major de l’armée de terre, démis de ses fonctions le 2 avril dernier a été critiquée, y compris parmi les républicains au Congrès. Cet officier unanimement respecté, aux états de service impeccables, s’est vu congédier sans explications. Selon les sources citées par les médias américains, le général George se serait opposé à une décision de Pete Hegseth de rayer du tableau d’avancement plusieurs officiers, notamment des Noirs et des femmes. Le secrétaire à la Défense, qui a rebaptisé son poste secrétaire à la Guerre, mène depuis sa nomination une politique visant à mettre fin aux mesures de discrimination positive, qu’il qualifie de « woke » et qui, selon lui, réduisent l’efficacité des forces armées américaines. » | Par Adrien Jaulmes, correspondant à Washington | mardi 5 mai 2026

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Monday, May 04, 2026

« Ils n’ont pas encore payé un prix assez lourd » : alors que Donald Trump tente de rouvrir de force le détroit d’Ormuz, le Golfe connaît un regain de tension

LE FIGARO : DÉCRYPTAGE - Alors que l’US Navy a coulé six vedettes iraniennes dans une opération destinée à « guider » les navires de commerce bloqués dans le golfe Persique, Téhéran a riposté en attaquant des cibles aux Émirats arabes unis.

Trump tente de rouvrir le détroit d’Ormuz à la navigation, sans lever son propre blocus des ports iraniens. Une nouvelle opération baptisée « Projet Liberté », visant à permettre le passage des navires commerciaux en défiance au blocage imposé par l’Iran a fait remonter les tensions dans le Golfe.

Lundi, l’US Navy a annoncé avoir aidé deux navires battant pavillon américain à franchir le détroit malgré les tentatives de l’Iran pour les en empêcher. L’amiral Brad Cooper, commandant du CentCom, en charge des opérations, a indiqué que les États-Unis avaient repoussé avec succès des attaques de l’Iran menées à la fois par des drones et des missiles. Il a ajouté que six vedettes rapides iraniennes qui tentaient d’attaquer des navires commerciaux avaient été coulées par des hélicoptères américains.

« Les forces américaines disposent d’un avantage certain », a déclaré Cooper. Il a ajouté que les navires iraniens avaient été « vivement invités à rester à l’écart », et que les États-Unis restaient pleinement déterminés à maintenir leur blocus contre les navires iraniens. Interrogé sur la question de savoir si ces affrontements signifiaient la fin du cessez-le-feu de près d’un mois entre les États-Unis et l’Iran, Cooper a répondu que les forces américaines présentes dans la région restaient une force défensive. » | Par Adrien Jaulmes, correspondant à Washington | lundi 4 mai 2026

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Thursday, April 30, 2026

Guerre au Moyen-Orient : les États-Unis ont subi une «défaite honteuse», tacle le guide suprême iranien

LE FIGARO : « Un nouveau chapitre s’ouvre » pour le Golfe et le détroit d’Ormuz, a déclaré dans un message retransmis jeudi Mojtaba Khamenei, qui a été blessé dans des frappes et n’a pas été vu en public depuis sa nomination. EN DIRECT » | Par Ségolène Forgar et Aldric Meeschaert | jeudi 30 avril 2026

Wednesday, April 29, 2026

La guerre au Moyen-Orient risque de jeter plus de 30 millions de personnes dans la pauvreté

LE FIGARO : Le conflit va tout particulièrement affecter « l’Afrique subsaharienne et certains pays en Asie », ou encore «les petites îles en développement». Les populations vont souffrir des « coûts d’énergie, du manque d’engrais, ce qui va avoir un impact énorme dans les mois à venir ».

Le conflit en Iran, en provoquant une flambée des prix de l'énergie, menace de jeter plus de 30 millions de personnes dans la pauvreté à travers le monde, a souligné mercredi 29 avril l'administrateur du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Alexander De Croo.

« Nous avons fait une étude après six semaines de guerre et notre estimation était que, même si la guerre s'arrêtait à ce moment-là, une population de 32 millions sera poussée dans la précarité dans 160 pays », a-t-il fait valoir en marge du G7 développement à Paris. « C'est le développement en marche arrière », a-t-il déploré. « Cela prend des décennies pour construire des sociétés stables, pour développer une économie locale, ça prend une guerre de quelques semaines pour détruire ça ». » | Par Le Figaro avec AFP | mercredi 29 avril 2026

Guerre au Moyen-Orient : « Il ne sait pas de quoi il parle », Donald Trump s’en prend au chancelier allemand sur l’Iran

LE FIGARO : « Les Américains n’ont visiblement aucune stratégie. Et le problème avec ce genre de conflits, c’est toujours que non seulement il faut y entrer, mais il faut aussi en ressortir », avait déclaré Friedrich Merz.

Donald Trump s'en est pris violemment mardi au chancelier allemand, Friedrich Merz, l'accusant sur son Truth Social de « ne pas savoir de quoi il parlait » sur l'Iran. Le dirigeant allemand avait asséné lundi que « les Américains (n'avaient) visiblement aucune stratégie » en Iran et jugé que Téhéran « humiliait » la première puissance mondiale. » | Par Le Figaro avec AFP | mercredi 29 avril 2026

Friedrich Merz a raison, bien sûr. Trump est sans cap. Il est dans le pétrin. — © Mark Alexander

Thursday, April 23, 2026

Entre États-Unis et Iran, les risques d’une stratégie de « ni guerre ni paix »

LE FIGARO : DÉCRYPTAGE - Après la prolongation du cessez-le-feu, chacun des belligérants s’estime en position de force, plongeant le monde dans une incertitude pesante face à la menace d’une nouvelle escalade.

Reprise de la guerre ou pause dans les négociations ? En faisant entrer le conflit irano-américain dans une phase de « ni guerre, ni paix », la prolongation du cessez-le-feu pour une durée « indéterminée », annoncée mardi soir par Donald Trump, plonge le monde dans une incertitude pesante. Téhéran et Washington continuent de s’estimer l’un et l’autre en position de force, les États-Unis conservant leur liberté d’action militaire et l’Iran montrant sa détermination à contrôler le détroit d’Ormuz.

Quelques heures après l’annonce de Donald Trump, la force navale des gardiens de la révolution a annoncé avoir intercepté deux navires qui tentaient de franchir le détroit d’Ormuz, désormais soumis à un double blocus, américain et iranien. Ils ont été dirigés vers les eaux territoriales iraniennes. Téhéran a rappelé que les navires doivent obtenir une autorisation pour quitter ou entrer dans cette voie maritime, qui en temps de paix, voit passer un cinquième des exportations mondiales de pétrole et de gaz. » |Par Georges Malbrunot | mercredi 22 avril 2026

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Monday, April 20, 2026

Prix cassés, plages désertes, hôtels fermés pour rénovation… À Dubaï, le tourisme à l’arrêt à cause du conflit au Moyen-Orient

LE FIGARO : DÉCRYPTAGE - La vitrine touristique du Golfe s’adapte difficilement au manque de clientèle étrangère depuis fin février.

Des spaghettis au caviar, les pieds dans le sable, dans un restaurant presque désert. Inga Brykulska, qui partage sa vie dubaïote à 10 000 followers sur Instagram, ne boude pas son plaisir. « Les hôtels et les plages privées multiplient les offres pour faire venir les clients, raconte cette trentenaire, directrice d’une agence immobilière spécialisée dans le luxe. Avant la guerre, c’était une lutte pour trouver une place dans les bons restaurants de la ville. Les prix étaient exorbitants, il n’y avait pas de place. Aujourd’hui on trouve la table que l’on souhaite à n’importe quel moment. »

Dubaï, même pendant le conflit au Moyen-Orient, n’a rien perdu de son côté bling-bling. La vitrine touristique du Golfe avait accueilli 19,6 millions de visiteurs internationaux l’an passé, un record. Depuis fin février, elle se désespère de ne plus attirer aucun visiteur étranger. Pas question de faire la promotion d’une destination située au cœur d’une région déconseillée aux voyageurs, sauf pour raisons impératives. L’Émirat vit au ralenti, avec pour seul soulagement l’été qui arrive : c’est traditionnellement la basse saison, les grosses chaleurs faisant fuir les touristes. » | Par Mathilde Visseyrias et Jorge Carasso | lundi 20 avril 2026

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Sunday, April 12, 2026

Après l’échec des négociations avec l’Iran, Trump annonce à son tour le blocus du détroit d’Ormuz

LE FIGARO : L’échec des pourparlers menés samedi à Islamabad entre les Américains et les Iraniens fragilise le cessez-le-feu et fait du détroit la clé du conflit.

Trump annonce à son tour un blocus du détroit d’Ormuz pour faire pression sur l’Iran. Invoquant l’échec des négociations à Islamabad, le président a ordonné à la marine américaine d’empêcher tout transit par cette voie maritime, et d’intercepter les navires ayant payé un droit de passage aux Iraniens. « Voilà donc où nous en sommes : la réunion (d’Islamabad) s’est bien déroulée, la plupart des points ont fait l’objet d’un accord, mais le seul point qui comptait vraiment, le NUCLÉAIRE, n’a pas été réglé », a annoncé Trump dans un message dimanche. « À compter de maintenant, la marine américaine, la meilleure au monde, entamera le BLOCUS de tous les navires tentant d’entrer ou de sortir du détroit d’Ormuz… J’ai également donné l’ordre d’arraisonner dans les eaux internationales tout navire ayant payé un droit de passage à l’Iran. Quiconque paie un péage illégal ne bénéficiera d’aucun droit de naviguer en haute mer ».

Ce nouveau blocus naval, inspiré de celui qu’avaient imposé les États-Unis au Venezuela et à Cuba, vise à interrompre les exportations pétrolières iraniennes, mais aussi à mettre fin au système de péage mis en place par Téhéran. Les Iraniens avaient commencé à prélever un droit de passage de 2 millions de dollars par navire traversant le détroit d’Ormuz, tout en interdisant le franchissement à ceux battant pavillon de nations considérées comme ennemies. « C’EST DU CHANTAGE À L’ÉCHELLE MONDIALE », a écrit Trump. « L’Iran ne sera pas autorisé à tirer profit de cet acte illégal d’extorsion. Ils veulent de l’argent et, plus important encore, ils veulent le nucléaire. De plus, le moment venu, nous serons prêts à ouvrir le feu, et nos forces armées achèveront le peu qui reste de l’Iran ! » » | Par Adrien Jaulmes, correspondant à Washington | dimanche 12 avril 2026

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Saturday, April 11, 2026

Le nouveau guide suprême iranien Mojtaba Khamenei est gravement blessé au visage et aux jambes mais reste mentalement alerte, assure son entourage

LE FIGARO : Mojtaba Khamenei n’est pas réapparu depuis les frappes américano-israéliennes qui ont coûté la vie à son père au début de la guerre en Iran. En convalescence, son état de santé interroge sur sa capacité à diriger le pays.

Le nouveau guide suprême de l’Iran, Mojtaba Khamenei, se remet encore de graves blessures au visage et aux jambes subies lors de la frappe aérienne qui a tué son père au début de la guerre, ont indiqué à Reuters trois personnes proches de son entourage. Le visage de Mojtaba Khamenei a été défiguré lors de l’attaque contre le complexe du guide suprême dans le centre de Téhéran, et il a subi une blessure importante à une ou aux deux jambes, selon ces trois sources.

Âgé de 56 ans, il se remet néanmoins de ses blessures et reste mentalement alerte, selon ces personnes, qui ont requis l’anonymat pour évoquer des sujets sensibles. Il participe à des réunions avec de hauts responsables par audioconférence et prend part aux décisions sur des questions majeures, notamment la guerre et les négociations avec Washington, ont indiqué deux d’entre elles. La question de savoir si l’état de santé de Mojtaba Khamenei lui permet de diriger les affaires de l’État intervient à un moment de péril extrême pour l’Iran, avec des négociations de paix cruciales avec les États-Unis qui s’ouvrent samedi dans la capitale pakistanaise, Islamabad. » | Par Le Figaro avec Reuters | samedi 11 avril 2026

Thursday, April 09, 2026

Les Français rejettent massivement Donald Trump et sa guerre contre l’Iran

LE FIGARO : SONDAGE - Une majorité estime que Téhéran sort vainqueur d’un conflit qui renforce le régime et fragilise la paix dans le monde, selon le sondage Odoxa-Backbone pour Le Figaro.

La France semble pour le moins sceptique sur l’issue de la guerre en Iran. Alors que Donald Trump revendique une victoire totale après le cessez-le-feu proclamé mardi, 58 % des Français estiment que l’Iran en sort en fait comme le vainqueur (contre 41 % pour les États-Unis) selon un sondage réalisé par Odoxa-Backbone pour Le Figaro*. » | Par Tanguy Berthemet et Service Infographie | jeudi 9 avril 2026

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Wednesday, April 08, 2026

« Ses facultés mentales s’effondrent » : des élus américains invoquent le 25e amendement pour destituer Donald Trump après ses propos sur l’Iran

LE FIGARO : Quatre-vingt-cinq démocrates de la Chambre des représentants ont demandé au vice-président JD Vance de destituer le président américain ce mardi. La rengaine s’est même propagée jusque dans les rangs de ses anciens soutiens.

C’est une petite musique qui court à Washington depuis quelques semaines. Alors que les propos virulents du président américain Donald Trump — qui menaçait ce mardi de « détruire » la civilisation iranienne — heurtent par leur virulence et leur absence totale de retenue oratoire, plusieurs élus du Congrès et personnalités politiques américaines évoquent la possibilité d’une destitution du président américain via le 25e amendement de la Constitution.

Quatre-vingt-cinq élus démocrates de la Chambre des représentants ont ainsi demandé au vice-président JD Vance de destituer le président ce mardi, rapportait ce mercredi le média américain Axios. « Il semble avoir perdu le contrôle », a ainsi accusé le sénateur démocrate Jack Reed, quand l’élue progressiste Alexandria Ocasio Cortez alertait sur « les facultés mentales du président [qui] sont en train de s’effondrer ». Le sénateur démocrate du Connecticut Chris Murphy n’avait pas de mots assez forts pour qualifier l’état psychologique de l’occupant de la Maison Blanche. « Si j’étais un membre du cabinet Trump, je passerais Pâques à appeler des juristes constitutionnels au sujet du 25e amendement. C’est complètement, totalement délirant. Il a déjà tué des milliers de personnes. Il va en tuer des milliers d’autres », alertait-il. » | Par Jeanne Durieux | mercredi 8 avril 2026