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Wednesday, May 06, 2026

Pete Hegseth, ministre de la Guerre américain : le visage de la guerre en Iran de plus en plus isolé et contesté

LE FIGARO : RÉCIT - Le ministre de la Guerre continue de mener une sourde lutte contre la hiérarchie militaire, et se heurte régulièrement aux médias qui questionnent sa vision triomphale du conflit.

Le secrétaire à la Guerre est sur la défensive. Alors que la guerre d’Iran a muté en une épreuve de force économique et que la victoire totale annoncée tarde à se matérialiser, Pete Hegseth apparaît de plus en plus isolé, et sa gestion souvent conflictuelle du Pentagone contestée. Les limogeages d’officiers généraux ou de hauts responsables ont continué en pleine guerre sans autres explications que le déplaisir de Hegseth. Peu d’informations émanent du plus important ministère américain au milieu d’un conflit qui a déjà entamé les stocks de munitions critiques, et contribue à l’augmentation considérable de ses dépenses. Devenu l’un des visages publics d’une guerre impopulaire, Hegseth continue de bénéficier du seul soutien qui compte, celui de Donald Trump. Mais sa position n’est pas des plus solides au sein d’un cabinet où la faveur présidentielle peut se perdre rapidement.

Les mises à l’écart d’importants responsables militaires et civils, qui avaient commencé dès la prise de fonctions de Pete Hegseth, ont continué, alimentant le malaise au sein du Pentagone. La mise à l’écart du général Randy George, chef d’état-major de l’armée de terre, démis de ses fonctions le 2 avril dernier a été critiquée, y compris parmi les républicains au Congrès. Cet officier unanimement respecté, aux états de service impeccables, s’est vu congédier sans explications. Selon les sources citées par les médias américains, le général George se serait opposé à une décision de Pete Hegseth de rayer du tableau d’avancement plusieurs officiers, notamment des Noirs et des femmes. Le secrétaire à la Défense, qui a rebaptisé son poste secrétaire à la Guerre, mène depuis sa nomination une politique visant à mettre fin aux mesures de discrimination positive, qu’il qualifie de « woke » et qui, selon lui, réduisent l’efficacité des forces armées américaines. » | Par Adrien Jaulmes, correspondant à Washington | mardi 5 mai 2026

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Monday, May 04, 2026

« Ils n’ont pas encore payé un prix assez lourd » : alors que Donald Trump tente de rouvrir de force le détroit d’Ormuz, le Golfe connaît un regain de tension

LE FIGARO : DÉCRYPTAGE - Alors que l’US Navy a coulé six vedettes iraniennes dans une opération destinée à « guider » les navires de commerce bloqués dans le golfe Persique, Téhéran a riposté en attaquant des cibles aux Émirats arabes unis.

Trump tente de rouvrir le détroit d’Ormuz à la navigation, sans lever son propre blocus des ports iraniens. Une nouvelle opération baptisée « Projet Liberté », visant à permettre le passage des navires commerciaux en défiance au blocage imposé par l’Iran a fait remonter les tensions dans le Golfe.

Lundi, l’US Navy a annoncé avoir aidé deux navires battant pavillon américain à franchir le détroit malgré les tentatives de l’Iran pour les en empêcher. L’amiral Brad Cooper, commandant du CentCom, en charge des opérations, a indiqué que les États-Unis avaient repoussé avec succès des attaques de l’Iran menées à la fois par des drones et des missiles. Il a ajouté que six vedettes rapides iraniennes qui tentaient d’attaquer des navires commerciaux avaient été coulées par des hélicoptères américains.

« Les forces américaines disposent d’un avantage certain », a déclaré Cooper. Il a ajouté que les navires iraniens avaient été « vivement invités à rester à l’écart », et que les États-Unis restaient pleinement déterminés à maintenir leur blocus contre les navires iraniens. Interrogé sur la question de savoir si ces affrontements signifiaient la fin du cessez-le-feu de près d’un mois entre les États-Unis et l’Iran, Cooper a répondu que les forces américaines présentes dans la région restaient une force défensive. » | Par Adrien Jaulmes, correspondant à Washington | lundi 4 mai 2026

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Thursday, April 30, 2026

Guerre au Moyen-Orient : les États-Unis ont subi une «défaite honteuse», tacle le guide suprême iranien

LE FIGARO : « Un nouveau chapitre s’ouvre » pour le Golfe et le détroit d’Ormuz, a déclaré dans un message retransmis jeudi Mojtaba Khamenei, qui a été blessé dans des frappes et n’a pas été vu en public depuis sa nomination. EN DIRECT » | Par Ségolène Forgar et Aldric Meeschaert | jeudi 30 avril 2026

Wednesday, April 29, 2026

La guerre au Moyen-Orient risque de jeter plus de 30 millions de personnes dans la pauvreté

LE FIGARO : Le conflit va tout particulièrement affecter « l’Afrique subsaharienne et certains pays en Asie », ou encore «les petites îles en développement». Les populations vont souffrir des « coûts d’énergie, du manque d’engrais, ce qui va avoir un impact énorme dans les mois à venir ».

Le conflit en Iran, en provoquant une flambée des prix de l'énergie, menace de jeter plus de 30 millions de personnes dans la pauvreté à travers le monde, a souligné mercredi 29 avril l'administrateur du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Alexander De Croo.

« Nous avons fait une étude après six semaines de guerre et notre estimation était que, même si la guerre s'arrêtait à ce moment-là, une population de 32 millions sera poussée dans la précarité dans 160 pays », a-t-il fait valoir en marge du G7 développement à Paris. « C'est le développement en marche arrière », a-t-il déploré. « Cela prend des décennies pour construire des sociétés stables, pour développer une économie locale, ça prend une guerre de quelques semaines pour détruire ça ». » | Par Le Figaro avec AFP | mercredi 29 avril 2026

Guerre au Moyen-Orient : « Il ne sait pas de quoi il parle », Donald Trump s’en prend au chancelier allemand sur l’Iran

LE FIGARO : « Les Américains n’ont visiblement aucune stratégie. Et le problème avec ce genre de conflits, c’est toujours que non seulement il faut y entrer, mais il faut aussi en ressortir », avait déclaré Friedrich Merz.

Donald Trump s'en est pris violemment mardi au chancelier allemand, Friedrich Merz, l'accusant sur son Truth Social de « ne pas savoir de quoi il parlait » sur l'Iran. Le dirigeant allemand avait asséné lundi que « les Américains (n'avaient) visiblement aucune stratégie » en Iran et jugé que Téhéran « humiliait » la première puissance mondiale. » | Par Le Figaro avec AFP | mercredi 29 avril 2026

Friedrich Merz a raison, bien sûr. Trump est sans cap. Il est dans le pétrin. — © Mark Alexander

Thursday, April 23, 2026

Entre États-Unis et Iran, les risques d’une stratégie de « ni guerre ni paix »

LE FIGARO : DÉCRYPTAGE - Après la prolongation du cessez-le-feu, chacun des belligérants s’estime en position de force, plongeant le monde dans une incertitude pesante face à la menace d’une nouvelle escalade.

Reprise de la guerre ou pause dans les négociations ? En faisant entrer le conflit irano-américain dans une phase de « ni guerre, ni paix », la prolongation du cessez-le-feu pour une durée « indéterminée », annoncée mardi soir par Donald Trump, plonge le monde dans une incertitude pesante. Téhéran et Washington continuent de s’estimer l’un et l’autre en position de force, les États-Unis conservant leur liberté d’action militaire et l’Iran montrant sa détermination à contrôler le détroit d’Ormuz.

Quelques heures après l’annonce de Donald Trump, la force navale des gardiens de la révolution a annoncé avoir intercepté deux navires qui tentaient de franchir le détroit d’Ormuz, désormais soumis à un double blocus, américain et iranien. Ils ont été dirigés vers les eaux territoriales iraniennes. Téhéran a rappelé que les navires doivent obtenir une autorisation pour quitter ou entrer dans cette voie maritime, qui en temps de paix, voit passer un cinquième des exportations mondiales de pétrole et de gaz. » |Par Georges Malbrunot | mercredi 22 avril 2026

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Monday, April 20, 2026

Prix cassés, plages désertes, hôtels fermés pour rénovation… À Dubaï, le tourisme à l’arrêt à cause du conflit au Moyen-Orient

LE FIGARO : DÉCRYPTAGE - La vitrine touristique du Golfe s’adapte difficilement au manque de clientèle étrangère depuis fin février.

Des spaghettis au caviar, les pieds dans le sable, dans un restaurant presque désert. Inga Brykulska, qui partage sa vie dubaïote à 10 000 followers sur Instagram, ne boude pas son plaisir. « Les hôtels et les plages privées multiplient les offres pour faire venir les clients, raconte cette trentenaire, directrice d’une agence immobilière spécialisée dans le luxe. Avant la guerre, c’était une lutte pour trouver une place dans les bons restaurants de la ville. Les prix étaient exorbitants, il n’y avait pas de place. Aujourd’hui on trouve la table que l’on souhaite à n’importe quel moment. »

Dubaï, même pendant le conflit au Moyen-Orient, n’a rien perdu de son côté bling-bling. La vitrine touristique du Golfe avait accueilli 19,6 millions de visiteurs internationaux l’an passé, un record. Depuis fin février, elle se désespère de ne plus attirer aucun visiteur étranger. Pas question de faire la promotion d’une destination située au cœur d’une région déconseillée aux voyageurs, sauf pour raisons impératives. L’Émirat vit au ralenti, avec pour seul soulagement l’été qui arrive : c’est traditionnellement la basse saison, les grosses chaleurs faisant fuir les touristes. » | Par Mathilde Visseyrias et Jorge Carasso | lundi 20 avril 2026

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Sunday, April 12, 2026

Après l’échec des négociations avec l’Iran, Trump annonce à son tour le blocus du détroit d’Ormuz

LE FIGARO : L’échec des pourparlers menés samedi à Islamabad entre les Américains et les Iraniens fragilise le cessez-le-feu et fait du détroit la clé du conflit.

Trump annonce à son tour un blocus du détroit d’Ormuz pour faire pression sur l’Iran. Invoquant l’échec des négociations à Islamabad, le président a ordonné à la marine américaine d’empêcher tout transit par cette voie maritime, et d’intercepter les navires ayant payé un droit de passage aux Iraniens. « Voilà donc où nous en sommes : la réunion (d’Islamabad) s’est bien déroulée, la plupart des points ont fait l’objet d’un accord, mais le seul point qui comptait vraiment, le NUCLÉAIRE, n’a pas été réglé », a annoncé Trump dans un message dimanche. « À compter de maintenant, la marine américaine, la meilleure au monde, entamera le BLOCUS de tous les navires tentant d’entrer ou de sortir du détroit d’Ormuz… J’ai également donné l’ordre d’arraisonner dans les eaux internationales tout navire ayant payé un droit de passage à l’Iran. Quiconque paie un péage illégal ne bénéficiera d’aucun droit de naviguer en haute mer ».

Ce nouveau blocus naval, inspiré de celui qu’avaient imposé les États-Unis au Venezuela et à Cuba, vise à interrompre les exportations pétrolières iraniennes, mais aussi à mettre fin au système de péage mis en place par Téhéran. Les Iraniens avaient commencé à prélever un droit de passage de 2 millions de dollars par navire traversant le détroit d’Ormuz, tout en interdisant le franchissement à ceux battant pavillon de nations considérées comme ennemies. « C’EST DU CHANTAGE À L’ÉCHELLE MONDIALE », a écrit Trump. « L’Iran ne sera pas autorisé à tirer profit de cet acte illégal d’extorsion. Ils veulent de l’argent et, plus important encore, ils veulent le nucléaire. De plus, le moment venu, nous serons prêts à ouvrir le feu, et nos forces armées achèveront le peu qui reste de l’Iran ! » » | Par Adrien Jaulmes, correspondant à Washington | dimanche 12 avril 2026

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Saturday, April 11, 2026

Le nouveau guide suprême iranien Mojtaba Khamenei est gravement blessé au visage et aux jambes mais reste mentalement alerte, assure son entourage

LE FIGARO : Mojtaba Khamenei n’est pas réapparu depuis les frappes américano-israéliennes qui ont coûté la vie à son père au début de la guerre en Iran. En convalescence, son état de santé interroge sur sa capacité à diriger le pays.

Le nouveau guide suprême de l’Iran, Mojtaba Khamenei, se remet encore de graves blessures au visage et aux jambes subies lors de la frappe aérienne qui a tué son père au début de la guerre, ont indiqué à Reuters trois personnes proches de son entourage. Le visage de Mojtaba Khamenei a été défiguré lors de l’attaque contre le complexe du guide suprême dans le centre de Téhéran, et il a subi une blessure importante à une ou aux deux jambes, selon ces trois sources.

Âgé de 56 ans, il se remet néanmoins de ses blessures et reste mentalement alerte, selon ces personnes, qui ont requis l’anonymat pour évoquer des sujets sensibles. Il participe à des réunions avec de hauts responsables par audioconférence et prend part aux décisions sur des questions majeures, notamment la guerre et les négociations avec Washington, ont indiqué deux d’entre elles. La question de savoir si l’état de santé de Mojtaba Khamenei lui permet de diriger les affaires de l’État intervient à un moment de péril extrême pour l’Iran, avec des négociations de paix cruciales avec les États-Unis qui s’ouvrent samedi dans la capitale pakistanaise, Islamabad. » | Par Le Figaro avec Reuters | samedi 11 avril 2026

Thursday, April 09, 2026

Les Français rejettent massivement Donald Trump et sa guerre contre l’Iran

LE FIGARO : SONDAGE - Une majorité estime que Téhéran sort vainqueur d’un conflit qui renforce le régime et fragilise la paix dans le monde, selon le sondage Odoxa-Backbone pour Le Figaro.

La France semble pour le moins sceptique sur l’issue de la guerre en Iran. Alors que Donald Trump revendique une victoire totale après le cessez-le-feu proclamé mardi, 58 % des Français estiment que l’Iran en sort en fait comme le vainqueur (contre 41 % pour les États-Unis) selon un sondage réalisé par Odoxa-Backbone pour Le Figaro*. » | Par Tanguy Berthemet et Service Infographie | jeudi 9 avril 2026

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Wednesday, April 08, 2026

« Ses facultés mentales s’effondrent » : des élus américains invoquent le 25e amendement pour destituer Donald Trump après ses propos sur l’Iran

LE FIGARO : Quatre-vingt-cinq démocrates de la Chambre des représentants ont demandé au vice-président JD Vance de destituer le président américain ce mardi. La rengaine s’est même propagée jusque dans les rangs de ses anciens soutiens.

C’est une petite musique qui court à Washington depuis quelques semaines. Alors que les propos virulents du président américain Donald Trump — qui menaçait ce mardi de « détruire » la civilisation iranienne — heurtent par leur virulence et leur absence totale de retenue oratoire, plusieurs élus du Congrès et personnalités politiques américaines évoquent la possibilité d’une destitution du président américain via le 25e amendement de la Constitution.

Quatre-vingt-cinq élus démocrates de la Chambre des représentants ont ainsi demandé au vice-président JD Vance de destituer le président ce mardi, rapportait ce mercredi le média américain Axios. « Il semble avoir perdu le contrôle », a ainsi accusé le sénateur démocrate Jack Reed, quand l’élue progressiste Alexandria Ocasio Cortez alertait sur « les facultés mentales du président [qui] sont en train de s’effondrer ». Le sénateur démocrate du Connecticut Chris Murphy n’avait pas de mots assez forts pour qualifier l’état psychologique de l’occupant de la Maison Blanche. « Si j’étais un membre du cabinet Trump, je passerais Pâques à appeler des juristes constitutionnels au sujet du 25e amendement. C’est complètement, totalement délirant. Il a déjà tué des milliers de personnes. Il va en tuer des milliers d’autres », alertait-il. » | Par Jeanne Durieux | mercredi 8 avril 2026

« Victoire tactique », « aucun problème fondamental résolu » : la presse étrangère salue le cessez-le-feu en Iran mais reste sceptique sur l’issue des négociations

LE FIGARO : REVUE DE PRESSE - Les États-Unis et l’Iran ont convenu mardi soir d’un cessez-le-feu de deux semaines, une heure avant l’expiration de l’ultimatum. Mais l’Iran conserve une « position de force », alors que Trump est loin d’avoir atteint ses objectifs militaires, relève la presse internationale.

« Au final, la raison l’a emporté - du moins pour l’instant », souffle la BBC. Quelques heures après l’annonce d’un cessez-le-feu de dernière minute entre Washington et l’Iran, proclamée à moins de 90 minutes de l’ultimatum fixé par Donald Trump, la presse internationale salue une trêve presque inespérée.

Mais les titres étrangers restent prudents, si ce n’est sceptiques, sur l’issue des négociations à venir, qui se dérouleront à Islamabad, au Pakistan, et dureront deux semaines, alors que les plans de paix énoncés par les parties adverses comportent des divergences flagrantes. » | Par Jeanne Durieux | mercredi 8 avril 2026

Tuesday, April 07, 2026

Guerre en Iran : «Une civilisation entière va mourir ce soir», prévient Donald Trump avant la fin de l’ultimatum pour un accord avec Téhéran

LE FIGARO : L’Iran a subi de nouvelles frappes mardi quelques heures avant l’échéance de l’ultimatum du président américain, qui menace de détruire des infrastructures essentielles en Iran faute d’accord pour rouvrir le détroit d’Ormuz, vital pour l’approvisionnement mondial en pétrole. EN DIRECT » | Par Amaury Coutansais-Pervinquière et Marie de Montalembert de Cers | mardi 7 avril 2026

Le président Trump est complètement fou ! Dément même ! Avons-nous besoin d'autres preuves ? — © Mark Alexander

Donald Trump menace d’« anéantir » l’Iran la nuit prochaine si le détroit d’Ormuz ne rouvre pas

LE FIGARO : RÉCIT - « Mais je ne veux pas ça », a ajouté le président américain, qui a laissé entendre que des négociations sont en cours et ont de bonnes chances d’aboutir, malgré les démentis de l’Iran

Trump a menacé l’Iran de nouvelles destructions si un accord pour rouvrir le détroit d’Ormuz n’est pas trouvé d’ici mardi soir. « Le pays tout entier peut être anéanti en une seule nuit, et cette nuit pourrait bien être celle de demain », a-t-il déclaré dans une conférence de presse à la Maison-Blanche. « Ils ont jusqu’à demain, a déclaré le président américain. Nous verrons bien ce qui se passera ». Donald Trump avait fixé plusieurs ultimatums aux Iraniens, dont le dernier il y a dix jours. « Les dix jours se terminaient, en fait, aujourd’hui », a expliqué Trump, « mais je leur en ai donc accordé onze, je suppose, je trouvais cela inapproprié le lendemain de Pâques. Je veux être quelqu’un de gentil ».

« Grâce à la puissance de notre armée, nous prévoyons que tous les ponts d’Iran seront détruits d’ici minuit demain soir, et que toutes les centrales électriques d’Iran seront hors service — en feu, en train d’exploser, et ne pourront plus jamais être utilisées », a prévenu Trump. « Et par là je veux dire une démolition totale d’ici minuit, et ça se ferait en quatre heures, si on le voulait ». « Mais je ne veux pas que ça arrive », a cependant ajouté le président américain. « Est-ce que je veux détruire leurs infrastructures ? Non. Il leur faudrait 100 ans pour les reconstruire aujourd’hui. Si nous arrêtions aujourd’hui, il leur faudrait 20 ans pour reconstruire leur pays, et il ne serait jamais aussi bien qu’avant. Et la seule façon pour eux de reconstruire leur pays est de faire appel au génie des États-Unis d’Amérique. » » | Par Adrien Jaulmes, correspondant à Washington | mardi 7 avril 2026

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Renaud Girard : « Iran, prendre le temps de vraies négociations de paix »

LE FIGARO : CHRONIQUE - Bien que la démocratie médiatique américaine vive dans le temps court, le président Trump serait bien avisé de donner un peu de temps aux Iraniens pour élaborer un accord raisonnable. Car l’enjeu est de doter le Moyen-Orient d’une paix définitive.

Dans un tweet au langage fleuri, Donald Trump a, le 5 avril 2026, donné un nouvel ultimatum aux Iraniens : ou bien vous débloquez le détroit d’Ormuz dans les 48 heures, ou bien je déchaîne contre vous le feu du ciel, et je vous détruis vos ponts comme vos centrales électriques.

L’Amérique jouit d’une supériorité militaire et technologique écrasante face aux Iraniens, comme l’a bien montré la récupération réussie de ses deux aviateurs, qui s’étaient éjectés en plein centre de la Perse, non loin d’Ispahan. Mais le problème de la Maison-Blanche aujourd’hui est qu’elle ne voit pas comment convertir son avantage militaire en gain politique. » | Par Renaud Girard | lundi 6 avril 2026

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Saturday, April 04, 2026

Guerre au Moyen-Orient : les forces armées iraniennes rejettent le nouvel ultimatum de Donald Trump

LE FIGARO : « Le président américain agressif et belliqueux, après avoir subi des défaites successives, a entrepris, de façon impuissante, instable, énervée et stupide, de menacer les infrastructures et les biens » de l’Iran, a affirmé le général Ali Abdollahi, chef du commandement des forces armées iraniennes, cité par la télévision d’État sur Telegram. EN DIRECT » | Par Ségolène Forgar, Amaury Coutansais-Pervinquière et Clara Hidalgo | samedi 4 avril 2026

Léon XIV, un pape américain face au chaos du monde

Capture d'écran extraite de cet article du Figaro. | Le pape Léon XIV pendant la messe de la Passion du Seigneur le Vendredi saint dans la basilique Saint-Pierre au Vatican, le 3 avril 2026. Guglielmo Mangiapane / REUTERS

LE FIGARO : RÉCIT - Directement confronté à son pays sur la question de la guerre, le pape, qui s’est entretenu avec Donald Trump, martèle ses messages de paix et appelle avec force à la trêve pascale.

Au soir de ce vendredi saint, Léon XIV a lui-même porté une croix de bois tout au long des quatorze stations du chemin de croix. Les papes, à l’exception de Jean-Paul II, ne le font pas, sinon pour la symbolique lors de la première ou dernière étape. Si Léon XIV a choisi de la porter jusqu’au bout de ce rituel séculaire, c’est pour adresser un message fort de paix au monde enflammé par la guerre : « Ce sera un signe important, a-t-il confié mardi soir, en raison de ce que représente le pape : un leader spirituel et une voix pour dire que le Christ souffre toujours. Et que je porte, moi aussi, toutes ces souffrances dans mes prières. Ce message s’adressera aussi à toutes les personnes de bonne volonté, à toutes celles qui ont la foi pour que nous cherchions à être porteurs de paix. » » | Par Jean-Marie Guénois | samedi 4 avril 2026

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Tuesday, March 31, 2026

Renaud Girard : « L’Amérique court à la catastrophe au Moyen-Orient »

LE FIGARO : CHRONIQUE - Donald Trump a commis en février 2026 la même erreur que celle commise par Vladimir Poutine en février 2022, lors de son attaque surprise contre l’Ukraine : il a sous-estimé son adversaire.

À moins que Donald Trump ne parvienne à trouver un accord de cessez-le-feu avec l’Iran dans les prochains jours, l’Amérique court à la catastrophe au Moyen-Orient.

Le 28 février 2026, en attaquant par surprise l’Iran avec qui ils étaient en négociation sur le dossier nucléaire, en le frappant à la tête, en détruisant ses infrastructures de sécurité, les États-Unis et son allié Israël, ont cru que le régime théocratique de Téhéran allait s’effondrer.

Nous nous souvenons de leurs prédictions d’alors, relayées par la diaspora sur les plateaux de télévision : la population iranienne allait se soulever, les pasdarans seraient chassés du pouvoir, un régime démocratique pro-Amérique et pro-Israël allait s’installer à Téhéran, le Moyen-Orient serait enfin libéré d’un régime dangereux pour sa stabilité.

Donald Trump a commis en février 2026 la même erreur que celle commise par Vladimir Poutine en février 2022, lors de son attaque surprise contre l’Ukraine : il a sous-estimé son adversaire. » | Par Renaud Girard | mardi 31 mars 2026

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Friday, March 27, 2026

« Nous devons frapper là où ils se trouvent » : l’Iran menace de cibler les hôtels du Moyen-Orient accueillant des soldats américains

LE FIGARO : Quand des soldats américains « entrent dans un hôtel, alors, de notre point de vue, cet hôtel devient américain », a affirmé jeudi soir à la télévision d’État le porte-parole des forces armées Abolfazl Shekarchi.

L'armée iranienne a prévenu que les hôtels du Moyen-Orient accueillant des militaires américains seraient désormais des cibles dans la guerre menée contre Israël et les États-Unis. Quand des soldats américains « entrent dans un hôtel, alors, de notre point de vue, cet hôtel devient américain », a affirmé jeudi soir à la télévision d'État le porte-parole des forces armées Abolfazl Shekarchi. » | Par Le Figaro avec AFP | vendredi 27 mars 2026

Wednesday, March 25, 2026

Dubaï : quatre Français libérés après leur arrestation pour avoir diffusé des images de la guerre au Moyen-Orient

LE FIGARO : Quatre touristes français ont été libérés à Dubaï, après avoir été accusés d’avoir compromis la sécurité nationale en filmant des attaques iraniennes. Ils ont quitté le pays et aucune poursuite ne sera engagée contre eux.

À Dubaï, quatre Français ont été libérés de détention à la fin de la semaine dernière, a appris Le Figaro auprès du Quai d’Orsay, confirmant des informations de France Télévisions. Ces Français sont, a priori, des touristes et, selon France Info, ils ont passé plusieurs jours derrière les barreaux car « ils étaient accusés d’avoir menacé la sécurité nationale en filmant les attaques iraniennes sur le territoire ».

Dans les pays du Golfe, les règles sont strictes et la censure liée à la guerre est omniprésente, notamment aux Émirats arabes unis. Comme l’expliquait Le Figaro, les autorités émiraties interdisent la diffusion de « rumeurs, de fausses informations ou de contenus contraires aux annonces officielles, ou qui ont pour but d’affoler ou de nuire à la sécurité et à l’ordre public, sous peine d’une amende allant de 100.000 et 200.000 dirhams », soit entre 25.000 et 50.000 euros. » | Par Apolline Navarro | mercredi 25 mars 2026