Monday, April 20, 2026

Prix cassés, plages désertes, hôtels fermés pour rénovation… À Dubaï, le tourisme à l’arrêt à cause du conflit au Moyen-Orient

LE FIGARO : DÉCRYPTAGE - La vitrine touristique du Golfe s’adapte difficilement au manque de clientèle étrangère depuis fin février.

Des spaghettis au caviar, les pieds dans le sable, dans un restaurant presque désert. Inga Brykulska, qui partage sa vie dubaïote à 10 000 followers sur Instagram, ne boude pas son plaisir. « Les hôtels et les plages privées multiplient les offres pour faire venir les clients, raconte cette trentenaire, directrice d’une agence immobilière spécialisée dans le luxe. Avant la guerre, c’était une lutte pour trouver une place dans les bons restaurants de la ville. Les prix étaient exorbitants, il n’y avait pas de place. Aujourd’hui on trouve la table que l’on souhaite à n’importe quel moment. »

Dubaï, même pendant le conflit au Moyen-Orient, n’a rien perdu de son côté bling-bling. La vitrine touristique du Golfe avait accueilli 19,6 millions de visiteurs internationaux l’an passé, un record. Depuis fin février, elle se désespère de ne plus attirer aucun visiteur étranger. Pas question de faire la promotion d’une destination située au cœur d’une région déconseillée aux voyageurs, sauf pour raisons impératives. L’Émirat vit au ralenti, avec pour seul soulagement l’été qui arrive : c’est traditionnellement la basse saison, les grosses chaleurs faisant fuir les touristes. » | Par Mathilde Visseyrias et Jorge Carasso | lundi 20 avril 2026

Réservé aux abonnés