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Thursday, October 22, 2026

« Permettre aux citoyens d’explorer des zones d’ombre de leur passé » : en Hongrie, le gouvernement déterre les vieux secrets de la période communiste

Le premier ministre Péter Magyar au parlement hongrois, à Budapest, le 19 octobre 2026. Bernadett Szabo / REUTERS

LE FIGARO : DÉCRYPTAGE - Péter Magyar s’apprête à ouvrir des archives sensibles de la police politique de la République populaire hongroise. Mais certains craignent que les plaies de cette sombre période se réouvrent.

Sandor Tar a expédié sa lettre depuis Debrecen, la seconde ville du pays, le 30 octobre 1999. Dix ans après la chute de la République populaire et la mort de son dirigeant emblématique, Janos Kadar, cet écrivain de 58 ans a une explication à donner à un vieil ami, alors que son nom vient d’apparaître dans des archives déclassifiées démasquant des informateurs : il l’a espionné pour le compte de la police politique, l’AVH. « Au début, ils m’ont juste demandé de faire un compte rendu de deux ou trois réunions, de fouiller les lieux, de vérifier s’il y avait des armes, du matériel d’imprimerie… », explique-t-il à l’adresse de Janos Kenedi. Dans la décennie 1980, ce dernier est éditeur de la revue littéraire Mozgo Vilag, à l’origine un organe officiel des Jeunesses communistes, un poste sensible que la sécurité d’État garde à l’œil.

« Je suis vulnérable au chantage, et cela a été utilisé contre moi », écrit Sandor Tar de façon énigmatique. L’on apprendra plus tard que le lieutenant-colonel qui était son agent traitant a usé d’une bonne vieille méthode de l’AVH : le chantage et la menace, en jouant sur le point faible de Tar, son homosexualité, dépénalisée mais encore très discriminée dans la Hongrie communiste. « Ils m’ont harcelé sans cesse », écrit-il, affirmant avoir toujours refusé toute rémunération ou un quelconque avantage. « L’emplacement et le trou du micro sont encore visibles sur mon mur, derrière le placard. (…). Il ne reste plus rien en moi, seulement du dégoût et de la haine. » » | Par Albert Kornél, Budapest | jeudi 21 octobre 2026

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« Chacun est libre d’aimer qui il veut et comme il le souhaite » : en Hongrie, Péter Magyar rétablit les droits des homosexuels : DÉCRYPTAGE - La loi sur la «protection de l’enfance», qui amalgamait homosexualité et pédocriminalité sous l’ère Viktor Orbán, va être abrogée par le gouvernement. »

Saturday, April 09, 2022

La Russie poutinienne, malade d’une psychose impériale explosive

Le président russe, Vladimir Poutine (ici, en 2019, lors de la commémoration de la victoire de 1945), considère la fin de l’URSS comme la «plus grande catastrophe géopolitique du XXe siècle». Alexei Druzhinin/AP

Correspondante

LE FIGARO : GRAND RÉCIT - Des courants marginalisés après la chute de l’URSS sont sortis des caves et constituent le cadre psychologique et intellectuel du régime.

On a l’impression d’être dans un asile de fous, mais la scène se passe à la télévision russe, lors de l’émission vespérale de la première chaîne de télévision ORT, où tous les soirs, officie le présentateur vedette Vladimir Soloviev, propagandiste télévisuel en chef du pouvoir poutinien vêtu d’une longue vareuse de style néobolchevique, et entouré d’une série de «stratèges» chargés de dérouler la pensée du Kremlin. Le matraquage idéologique poutinien dure depuis deux décennies, mais depuis 2014, et surtout depuis le 24 février 2022, c’est devenu un spectacle surréaliste et fascisant, où les intervenants hurlent des invectives contre l’Ukraine et son «maître» américain, tout en affirmant que la Russie est victime d’un vaste complot occidental et assaillie de toutes parts. » | Par Laure Mandeville | vendredi 8 avril 2022

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Tuesday, February 22, 2022

Adieu l’URSS ! | ARTE

Jan 23, 2022 • Que reste-t-il aujourd’hui de l’URSS ? Entre colère, nostalgie et amertume, ceux qui ont connu la Russie soviétique entre 1917 et 1991 témoignent dans un documentaire qui rend compte de la complexité de cette période.

En Russie, aujourd’hui, le passé bolchevique constitue une véritable attraction touristique. Le marché aux puces d’Izmaïlovo à Moscou, par exemple, regorge de poupées russes à l’effigie de Gorbatchev, de figurines de Staline, d’objets de l’Armée rouge et d’exemplaires de la "Pravda". Mais cette page de l’histoire ne passionne pas seulement les petits commerçants de la capitale et les visiteurs étrangers. Nombre de citoyens russes se déclarent nostalgiques de la période soviétique, depuis la révolution de 1917 jusqu’à la dislocation de l’URSS, en 1991. Quel regard portent-ils sur ces soixante-dix ans de leur histoire ? Que reste-t-il aujourd’hui de l’URSS ?

Documentaire de Henrike Sandner (Allemagne, 2021, 52mn)
Disponible jusqu'au 15/06/2022