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Thursday, October 22, 2026

« Vous êtes vous aussi un humanitaire » : l’embarrassant compliment de l’émissaire américain Steve Witkoff à Vladimir Poutine

LE FIGARO : Reçu en Russie ce mercredi 21 octobre, le négociateur de Donald Trump a salué la libération d’un ressortissant américain détenu depuis le début de la guerre.

« Vous parlez souvent de mon président, Donald Trump, comme d’un humanitaire. Vous êtes également un humanitaire Monsieur, et je vous salue ». À Saint-Pétersbourg, mercredi 21 octobre, Steve Witkoff, l’émissaire de Donald Trump, a remercié Vladimir Poutine pour la libération de Stephen Hubbard, un enseignant américain de 74 ans détenu depuis plus de quatre ans en Russie. Dans une vidéo diffusée par le média d’État Russia Today, l’Américain adresse au président russe ces propos à l’ouverture de leur entretien consacré aux propositions américaines pour mettre fin à la guerre en Ukraine.

Cette familiarité s’est construite au fil des visites de l’émissaire américain à Moscou, bien que Witkoff ait déjà affiché cette estime en mars 2025. Dans un entretien diffusé le 21 mars, il déclarait ne pas considérer Poutine comme un « mauvais type ». Il racontait aussi que le président russe lui avait confié un portrait de Donald Trump, réalisé par un artiste russe, pour qu’il le rapporte à Washington. Selon l’émissaire, Poutine lui avait également assuré avoir prié pour Trump après la tentative d’assassinat contre le président américain en juillet 2024. » | Par Marion Prost | jeudi 22 octobre 2026

Quelle absurdité ! Comment un homme qui a torturé et tué tant de personnes, qui a envahi d’autres pays — comme l’Ukraine — et qui a semé la mort et la destruction, peut-il être considéré comme un humanitaire ? Poutine n’est pas plus humanitaire que Trump ! Tous deux sont cruels et tyranniques. Par ailleurs, Monsieur Witkoff, vous vous êtes rendu, vous, votre administration et votre pays, parfaitement ridicules. L’Amérique est en train de devenir, à toute vitesse, la risée du monde !

Was ist das für ein Unsinn! Um Gottes willen, wie kann ein Mann, der so viele Menschen gefoltert und getötet hat – ein Mann, der in andere Länder wie die Ukraine einmarschiert ist und der derart viel Tod und Zerstörung verursacht hat – überhaupt als Humanist betrachtet werden? Putin ist genauso wenig ein Humanist wie Trump! Beide sind grausam und tyrannisch. Zudem haben Sie, Herr Witkoff, sich selbst, Ihre Regierung und Ihr Land der Lächerlichkeit preisgegeben. Amerika entwickelt sich zusehends zu einem Witz!

What kind of nonsense is this! How on Earth can a man who has tortured and killed so many people, and one who has invaded other countries like Ukraine, one who has caused such death and destruction possibly be considered a humanitarian? Putin is no more a humanitarian than Trump is! Both are cruel and tyrannical. Furthermore, Mr Witkoff, you have made yourself, your administration, and your country risible and worthy of ridicule. America is fast becoming a laughing stock! — © Mark Alexander

Friday, October 16, 2026

Derrière le deal entre les États-Unis et la Russie, les bonnes affaires de Donald Trump et de ses proches

Jared Kushner et Steve Witkoff à la rencontre de Vladimir Poutine, le 5 septembre dernier à Moscou. GAVRIIL GRIGOROV / AFP

LE FIGARO : RÉCIT - Les négociations de contrats au bénéfice du président de la première puissance mondiale, ou de son cercle proche, sont au cœur de la diplomatie américaine. Dernier exemple en date, un accord pétrolier profitant à Steve Witkoff et Jared Kushner, en marge des discussions avec Vladimir Poutine.

La stratégie américaine évoque un mélange de Risk et de Monopoly. De la Russie au Moyen-Orient, du Venezuela à Cuba, la diplomatie de la première puissance mondiale voit de plus en plus fréquemment les intérêts patrimoniaux du président américain et de sa famille se mêler aux considérations géopolitiques, avec des conséquences stratégiques majeures. Échappant dorénavant largement au Congrès et au Département d’État, les affaires étrangères sont gérées de façon opaque par Jared Kushner et Steve Witkoff, le gendre et l’ami du président.

Se déroulant généralement sans témoins ni traces écrites, les discussions sur les affaires internationales incluent les négociations de fructueux contrats dont bénéficient les intéressés ou leurs familles, ou bien des groupes financiers leur étant liés. Et au lieu de constituer des à-côtés lucratifs aux discussions, elles en deviennent l’élément central. L’accélération du pivot américain en faveur de Moscou dans le conflit russo-ukrainien au cours du week-end s’est accompagnée d’un extraordinaire tournant dans les négociations avec la Russie. » | Par Adrien Jaulmes, correspondant à Washington | jeudi 15 octobre 2026

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Saturday, October 10, 2026

Poutine a informé Trump de la position de l’Iran sur un accord de paix, annonce le Kremlin

LE FIGARO : Les efforts diplomatiques pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient, déclenché par les frappes des États-Unis et d’Israël sur l’Iran en février, sont dans l’impasse depuis l’été.

Le président russe Vladimir Poutine a informé son homologue américain Donald Trump de la position de l'Iran sur un possible accord mettant fin à la guerre au Moyen-Orient, selon le Kremlin samedi.

La position de Téhéran a été relayée au président Trump lors de sa conversation téléphonique avec Vladimir Poutine vendredi, a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, cité par l'agence de presse russe Ria Novosti. » | Par Le Figaro avec AFP | Samedi 10, 2026

Il est très étrange que Poutine se préoccupe autant de mettre fin à la guerre entre les États-Unis et l'Iran alors qu'il est lui-même en guerre contre un pays qu'il a envahi : l'Ukraine. Dès lors, ne devrait-il pas trouver le moyen de mettre un terme à la guerre qu'il a déclenchée avant de se mêler d'autres conflits ? — © Mark Alexander

Friday, October 09, 2026

Russie : Vladimir Poutine reçoit Gerhard Schröder à Moscou le jour de son anniversaire

Cette capture d'écran provient de cet article du Figaro. | Le président russe Vladimir Poutine, serre la main de l’ancien chancelier allemand Gerhard Schröder. (image d’illustration) ALEXEY DRUZHININ / AFP

LE FIGARO : Critiqué en Allemagne pour ses liens persistants avec Moscou malgré la guerre en Ukraine, l’ancien chancelier Gerhard Schröder a été reçu mercredi par Vladimir Poutine à l’occasion de l’anniversaire du président russe.

Vladimir Poutine a reçu à son domicile le jour de son anniversaire mercredi 7 octobre Gerhard Schröder, a indiqué le Kremlin jeudi, alors que l'ancien chancelier allemand est critiqué pour ses liens avec le président russe. « Hier matin, Vladimir Poutine a appris par les médias que Gerhard Schröder se trouvait à Moscou pour affaires. Le président a invité son vieil ami à le rejoindre », a indiqué le Kremlin sur Telegram. Vladimir Poutine fêtait ce jour-là ses 74 ans. Le Kremlin a publié des photos montrant les deux hommes se serrant la main en souriant. » | Par Le Figaro avec AFP | vendredi 9 octobre 2026

Wednesday, June 17, 2026

La Russie dit avoir accordé plus d'un millier de visas « anti-woke » en 2025, dont 140 pour des Français

LE FIGARO : La délivrance de ce visa concerne les ressortissants de pays « imposant des orientations idéologiques néolibérales destructrices qui sont contraires aux valeurs spirituelles et morales traditionnelles russes ».

Plus d'un millier d'étrangers ont obtenu un visa russe en 2025, pour leur adhésion aux « valeurs traditionnelles russes », a indiqué mercredi l'agence de presse étatique Ria Novosti, une initiative visant à affirmer les idées anti-libérales russes dans le contexte du conflit ukrainien. Selon le directeur du département consulaire du ministère des Affaires étrangères, Alexeï Klimov, 1.112 visas ont été délivrés à ce titre au cours de l'année passée. Selon le ministère des Affaires étrangères, la délivrance de ce visa concerne les ressortissants de pays « imposant des orientations idéologiques néolibérales destructrices qui sont contraires aux valeurs spirituelles et morales traditionnelles russe s». » | Par Le Figaro avec AFP | mercredi 17 juin 2026

Ces visas « anti-woke » pourraient s'appeler la clé de la camisole de force des intolérants ! Ces gens sont attristés car ceux qui sont différents d'eux bénéficient de droits. En Russie, ce n'est pas leur cas. Ils se rendent donc en Russie, y trouvant refuge. Espérons que ces fanatiques ne finissent pas dans un goulag de Poutine en guise de châtiment ! — © Mark Alexander

Tuesday, June 09, 2026

Par crainte d’une attaque « à l’iranienne », le Kremlin renforce la sécurité autour de Vladimir Poutine

Cette capture d'écran provient de cet article du Figaro. | Vladimir Poutine lors du Forum économique de Saint-Pétersbourg. Dmitri Lovetsky / REUTERS

LE FIGARO : DÉCRYPTAGE - Outre les frappes de drones, Moscou redoute un piratage des caméras de vidéosurveillance, comme celui qui a permis l’élimination à Téhéran du guide suprême iranien, le 28 février dernier.

Entourée de secret, la sécurité de Vladimir Poutine suscite une préoccupation croissante au Kremlin, dans le contexte de la guerre en Ukraine qui dure et du recours systématique à l’intelligence artificielle (IA) par les services de renseignements occidentaux. Récemment, le réseau de caméras destiné à protéger le président russe et son entourage aurait été temporairement désactivé pour vérifier sa vulnérabilité et le prémunir au maximum des piratages externes, selon le Financial Times (FT) du 8 juin.

D’après le quotidien britannique, le système de surveillance dédié à la protection du président russe – distinct des quelque trois cent mille caméras qui surveillent les citoyens de Moscou -, n’a été remis en marche qu’après que des ingénieurs l’ont minutieusement examiné pour le couper hermétiquement d’internet. Le déclencheur de ces mesures exceptionnelles ne fait pas de doute : elles ont été décidées après l’assassinat du guide suprême iranien, le 28 février dernier. » | Par Alain Barluet, Correspondant à Moscou | mardi 9 juin 2026

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Friday, June 05, 2026

Guerre en Ukraine : à Saint-Pétersbourg, Vladimir Poutine refuse la main tendue par Volodymyr Zelensky

LE FIGARO : DÉCRYPTAGE - Le chef du Kremlin a réaffirmé que les hostilités ne cesseraient que lorsque Moscou aura atteint ses « objectifs » en Ukraine.

« Camarades soldats, marins, officiers et généraux, le pays tout entier vous regarde, est fier de vous et compte sur vous. Continuez le combat, frères ! » : visage fermé, mâchoire serrée, Vladimir Poutine a répondu par un « niet » catégorique à la proposition faite la veille par Volodymyr Zelensky de le rencontrer en tête-à-tête, éventuellement à Moscou. « Je n’en vois pas le sens », a dit le chef du Kremlin, qui intervenait durant la séance plénière Forum économique international de Saint-Pétersbourg (SPIEF). Une telle rencontre avec son homologue ukrainien - qu’il appelle « l’auteur de la lettre »…-, n’a « pas d’intérêt » avant qu’un accord final n’ait été trouvé sur le conflit ukrainien, insiste M. Poutine. « Les hostilités cesseront lorsque nous aurons atteint les objectifs que nous nous sommes fixés », a-t-il déclaré.

Dans une lettre ouverte à son homologue russe rendue publique jeudi, Volodymyr Zelensky a proposé à Vladimir Poutine une rencontre en face-à-face, à Moscou, en Suisse ou dans le Golfe. Le président ukrainien a ajouté que son pays était « prêt à un cessez-le-feu complet pour la durée des négociations » auxquelles il estime que l’Europe et les États-Unis doivent participer. Félicitant Donald Trump - « mais il y a encore du travail », a-t-il lancé -, le président russe s’en est une nouvelle fois vivement pris aux Européens qu’il accuse de « créer le chaos ». » | Par Alain Barluet, correspondant à Moscou | vendredi 5 2026

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Sankt Petersburg: Putin greift westliche Vormachtstellung an und reagiert auf Selenskyjs Brief: Wladimir Putin äußert sich bei dem Internationalen Wirtschaftsforum in Sankt Petersburg kritisch über „chaosstiftende europäische Eliten“. Auch auf Selenskyjs Brief kommt er zu sprechen. »

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Thursday, June 04, 2026

Blocage d’internet, pouvoirs accrus aux forces de l’ordre, lois idéologiques... Poutine face à la grogne d’une population accablée par les interdictions

Cette capture d'écran provient de cet article du Figaro | Au mitan d’une cinquième année de guerre - par précaution, beaucoup de Russes s’en tiennent encore à parler d’ « opération militaire spéciale » - , la Russie vit sous le feu roulant des interdictions. AP Photo/Dmitri Lovetsky / Dmitri Lovetsky

LE FIGARO : RÉCIT - Le pouvoir réagit aux difficultés liées à la guerre en Ukraine et à la récession économique en serrant la vis de la répression. Du coup, le niveau d’approbation de l’action du chef du Kremlin chute dans les sondages.

C’est un pays où, en 2026, il est souvent difficile de joindre ses proches et ses amis à cause du blocage de l’internet - « pour raison de sécurité », explique-t-on. Un pays où il est désormais interdit de filmer et de diffuser les attaques de drones qui se multiplient. Un pays à la culture admirable mais où des rayons entiers des bibliothèques publiques et des librairies ont été expurgés. Un pays qui n’est pas censé savoir que le célèbre réalisateur de cinéma Andreï Zviaguintsev a été honoré récemment à Cannes, puisque les médias officiels n’en ont pas parlé. Un pays qui compte, très officiellement, des citoyens de seconde catégorie, appelés « agents de l’étranger ». Un pays où « poster » un « like » peut vous valoir une amende, voire la prison, si des délateurs patentés vous ont dans le collimateur et œuvrent à l’ouverture d’un « protocole » judiciaire… » | Par Alain Barluet, correspondant à Moscou | jeudi 4 juin 2026

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Wednesday, May 20, 2026

Face à l’Occident, Xi Jinping et Vladimir Poutine affichent un partenariat énergétique « sans limites »

LE FIGARO : DÉCRYPTAGE - Le président russe a promu un projet de gazoduc lors de sa visite à Pékin. Un atout pour échapper au blocage du détroit d’Ormuz, malgré les divergences d’intérêts entre les deux pays sur le conflit en Iran.

Visage poupon, un jeune Vladimir Poutine pose avec un garçonnet asiatique face aux eaux turbides du lac Beihai, lors de sa première visite en Chine, en 2000. Un quart de siècle plus tard, un président russe aux traits émaciés a retrouvé l’enfant devenu ingénieur joufflu, ce 20 mai, à Pékin, en marge de sa visite auprès de son « cher ami » Xi Jinping, sur les pas de Donald Trump. Des retrouvailles nostalgiques avec ce diplômé de l’université de Moscou, mises en avant par la presse russe pour souligner l’ancienneté des liens tissés entre Poutine et l’empire du Milieu, où le chef du Kremlin a effectué sa vingt-cinquième visite, quelques jours après celle du président américain.

Alors que le régime communiste orchestre une timide détente avec l’Amérique, la Russie est venue serrer les rangs auprès d’un géant asiatique plus indispensable que jamais à son effort de guerre face à l’Ukraine. Les relations russo-chinoises ont atteint des « hauteurs sans précédent », malgré des « facteurs extérieurs défavorables », s’est félicité Poutine, sous les ors staliniens du Grand Hall du peuple. Son ambition est d’approfondir entre les deux pays le « partenariat sans limites » sur le plan énergétique, alors que l’offensive américaine contre l’Iran perturbe les approvisionnements de l’usine du Monde. » | Par Sébastien Falletti, correspondant en Asie | mercredi 20 mai 2026

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Tuesday, May 19, 2026

« Cette visite témoigne de la solidité de l’axe russo-chinois » : après la venue de Donald Trump, Vladimir Poutine vient resserrer les liens avec Xi Jinping

Cette image est extraite de cet article du Figaro. | Vladimir Poutine et Xi Jinping lors du sommet de coopération de Shanghai, le 1er septembre 2025. SUO TAKEKUMA / AFP

LE FIGARO : DÉCRYPTAGE - Le voyage du président russe vise à afficher la ténacité de son partenariat, mais trahit l’anxiété de Moscou face au récent rapprochement sino-américain.

À peine Air Force One envolé que la Chine déroule le tapis rouge pour l’Iliouchine de Vladimir Poutine, surnommé le « Kremlin volant », ce mardi 19 mai. Après avoir tenu tête à Donald Trump à Zhongnanhai la semaine dernière, Xi Jinping accueille dans la foulée son « vieil ami » russe, en position de force dans le triangle mouvant Washington-Moscou-Pékin, secoué par le Moyen-Orient.

Sur les pas du trublion de l’Amérique d’abord, cette visite d’État de deux jours vise à afficher la solidité du « partenariat sans limite » scellé face à l’Occident par les dirigeants en 2022, mais consacre aussi l’ascendant du géant chinois face à un Kremlin anxieux du pas de deux sino-américain.

Il s’agit de la vingt-cinquième visite en Chine de Poutine, a rappelé la diplomatie chinoise, pointant un déplacement presque de routine sous le signe la connivence stratégique entre deux dirigeants qui se sont rencontrés à plus de quarante reprises. Alors que Trump était le premier président américain à fouler le sol de l’empire du Milieu depuis près d’une décennie, son homologue russe était aux premières loges sur la place Tiananmen, à la droite de Xi, le 3 septembre dernier, lors d’un spectaculaire défilé de l’armée populaire de libération (APL), aux avant-postes d’un front anti-occidental. » | Par Sébastien Falletti correspondant en Asie | mardi 19 mai 2026

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Sunday, May 17, 2026

À Kiev, la jeunesse danse sous les bombes pour défier l’ennemi

Capture d'écran extraite de cet article du Figaro. | Des gens dansent au festival de musique techno Strichka, le 16 mai 2026. Albert Lores pour Le Figaro

LE FIGARO : REPORTAGE - Le festival de musique électro Strichka bat son plein au lendemain de frappes russes qui ont fait 24 morts dans la capitale ukrainienne.

Le terrifiant fracas des explosions a cédé la place aux vibrations des basses et au rythme de la musique techno. Une foule joyeuse et excentrique afflue au club Closer dans le centre de Kiev, baignée par le doux soleil de printemps, pour assister au festival de musique électro Strichka : jeunes femmes déguisées en Superwoman, en statue de la Liberté avec des lamelles d’argent, ou tout simplement en maillot de bain ; hommes en cow-boys, en Vikings, ou vêtus de djellabas, certains d’entre eux arborant des écussons ou des tatouages de leur régiment des forces armées ukrainiennes. Et quelques grands-mères égarées ! Rien ne laisse deviner les traumatismes nocturnes de la capitale de ce pays en guerre devant le Closer au matin de l’ouverture du festival.

À l’intérieur, les fêtards se déhanchent dans les vapeurs de fumigènes striés par des lasers. À l’extérieur, ils dansent plus lascivement, un verre à la main ou en croquant dans des pommes rouges distribuées gratuitement. Barbe et cheveux soigneusement coiffés, imposante carrure moulée dans un tee-shirt qui porte l’inscription « Torturer les Russes au couteau », Nikita arrive directement du front. Le solide combattant âgé de 30 ans s’est enrôlé dans l’armée dès le premier jour de l’invasion russe, le 24 février 2022. » | Par Patrick Saint-Paul, envoyé spécial à Kiev | dimanche 17 mai 2026

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Tuesday, May 12, 2026

Russie : le Kremlin teste un nouveau missile balistique intercontinental

LE FIGARO : La mise en service du missile Sarmat, baptisé « Satan II » par les Occidentaux et d’une portée de 35.000 km, serait effective à la fin de l’année, selon Vladimir Poutine.

La Russie a annoncé mardi avoir testé avec succès un nouveau missile balistique intercontinental (ICBM) et précisé qu'il serait « opérationnel pour le combat » dès la fin de cette année, quelques mois après l'expiration du traité New Start qui ne lie plus Moscou et Washington sur le désarmement nucléaire. « C'est le système de missiles le plus puissant du monde », a affirmé le président russe Vladimir Poutine après avoir reçu un rapport faisant état d'un tir réussi du missile Sarmat, qui peut, selon lui, avoir une portée de plus de 35 000 km. « La puissance totale de l'ogive livrée est plus de quatre fois supérieure à celle de n'importe lequel des (engins) analogues occidentaux existants les plus puissants », a-t-il ajouté. » | Par Le Figaro avec AFP | mardi 12 mai 2026

Sunday, March 01, 2026

Après la mort d’Ali Khamenei, tué par les frappes en Iran, Vladimir Poutine dénonce une «violation cynique» de «la morale et du droit international»

LE FIGARO : Le président russe a adressé une lettre à son homologue iranien Massoud Pezeshkian, au lendemain de la mort du guide suprême iranien lors de l’attaque menée par les États-Unis et Israël à Téhéran.

Le président russe Vladimir Poutine a dénoncé ce dimanche la mort du guide suprême iranien, Ali Khamenei, tué lors de frappes américaines et israéliennes, qualifiant cet acte de «violation cynique» de « la morale et du droit international ». » | Par Le Figaro avec AFP | dimanche 1 mars 2026

Monday, December 29, 2025

Donald Trump tente d’imposer sa paix en Ukraine sans fâcher la Russie

LE FIGARO : ANALYSE - Le président américain propose des garanties de sécurité à Volodymyr Zelensky, mais il reste des obstacles à la conclusion d’un accord.

Comment rapprocher deux pays en guerre, dont les objectifs sont aux antipodes, avec un chef d’orchestre, Donald Trump, dont les intérêts et les instincts penchent du côté de l’agresseur, Vladimir Poutine et non pas de la victime, l’Ukraine ? C’est sur ce chemin de crête qu’ont essayé d’avancer les Ukrainiens et les Américains, dimanche, en Floride, à Mar-a-Lago, la résidence de Donald Trump à Palm Beach. Comme le résume un analyste ukrainien sur X : « Donald Trump veut la fin de la guerre, peu importe comment. Vladimir Poutine veut la poursuite de la guerre. Et l’Ukraine refuse de capituler et de se soumettre à Moscou. » Autant dire que le chemin d’une paix durable est encore chaotique.

S’ils n’ont pas signé d’accord formel dimanche, ni annoncé de percée définitive, Donald Trump et Volodymyr Zelensky ont tous les deux fait part d’un optimisme prudent et laissé entendre qu’une solution de compromis était en bonne voie. Première victoire pour le président ukrainien, qui, en se rendant à Mar-a-lago, dans la gueule du loup, risquait une nouvelle humiliation après celle du Bureau ovale. Mais, cette fois, les réunions n’ont pas dégénéré et Donald Trump s’est montré plus cordial que d’ordinaire. Le rendez-vous de Floride ne fut « ni une embuscade ni un paquet final mais (il a donné lieu à) des progrès apparents sur les garanties de sécurité pour l’Ukraine et des progrès imprécis sur le lieu de la ligne du cessez-le-feu et le statut du Donbass », résume l’ancien diplomate américain Dan Fried. » | Par Isabelle Lasserre | lundi 29 décembre 2025

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Thursday, December 11, 2025

Venezuela: Vladimir Poutine apporte son « soutien » à Nicolás Maduro

LE FIGARO : Alors que les États-Unis viennent de saisir un pétrolier au large du Venezuela, le président russe « a confirmé son soutien à la politique du gouvernement de Nicolás Maduro visant à protéger ses intérêts nationaux et sa souveraineté ».

Après la saisie par les États-Unis d’un pétrolier au large du Venezuela, Vladimir Poutine a apporté son « soutien » à son homologue vénézuélien Nicolás Maduro dans un échange téléphonique jeudi 11 décembre. Le président russe « a exprimé sa solidarité avec le peuple vénézuélien et a confirmé son soutien à la politique du gouvernement de Nicolás Maduro visant à protéger ses intérêts nationaux et sa souveraineté dans un contexte de pressions extérieures croissantes », a écrit le Kremlin dans un communiqué relatant cette conversation, sans mentionner directement les États-Unis. » | Par Le Figaro avec AFP | jeudi 11 décembre 2025

Monday, December 08, 2025

Maison de campagne, risque d’extradition... Bachar el-Assad, un exilé sous haute surveillance à Moscou

LE FIGARO : DÉCRYPTAGE - Accueilli dans la capitale russe avec ses proches mais jamais vu en public et contraint au silence, l’ex-homme fort de Damas reste malgré tout un des enjeux de la nouvelle relation entre les deux pays.

Aucune apparition publique, aucune photo, aucune déclaration. Depuis son « exfiltration » vers Moscou par les forces spéciales russes, le 8 décembre 2024, Bachar el-Assad a été littéralement effacé du paysage médiatique. Depuis un an, seuls de rares témoignages fournissent quelques indications sur la vie de l’ex-président syrien et celle de sa famille dans la capitale russe. Ils y ont été accueillis « pour des raisons humanitaires », alors que l’ex-djihadiste Ahmed al-Charaa s’emparait du pouvoir à Damas. Mais même s’il est désormais tenu totalement hors champ, l’ex-chef d’État en exil n’en reste pas moins virtuellement présent dans les relations russo-syriennes actuellement en plein reset (réinitialisation). » | Par Alain Barluet, correspondant à Moscou | lundi 8 décembre 2025

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Wednesday, December 03, 2025

Guerre en Ukraine: «aucun compromis» sur les territoires occupés après une rencontre entre Poutine et Witkoff à Moscou

LE FIGARO : Les discussions menées au Kremlin n’ont pas permis d’avancer sur l’enjeu territorial au cœur du conflit. Les deux parties saluent un échange constructif, mais les divergences sont toujours présentes alors que les forces russes poursuivent leur progression sur le front.

«Aucun compromis» n'a été trouvé mardi sur l'épineuse question des territoires occupés par la Russie en Ukraine après une rencontre à Moscou entre le président Vladimir Poutine et l'émissaire américain Steve Witkoff, qui lui présentait le plan de Washington pour mettre fin à près de quatre ans de guerre en Ukraine.

Steve Witkoff, accompagné du gendre du président américain, Jared Kushner, s'est entretenu pendant près de cinq heures au Kremlin avec le dirigeant russe à propos de ce plan présenté par Washington il y a deux semaines et depuis retravaillé lors de consultations avec les Ukrainiens. «Nous avons pu nous mettre d'accord sur certains points (...), d'autres ont suscité des critiques, mais l'essentiel est qu'une discussion constructive ait eu lieu et que les parties aient déclaré leur volonté de poursuivre leurs efforts», a indiqué le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov. » | Par Le Figaro avec AFP | mercredi 3 décembre 2025

Friday, November 28, 2025

Vladimir Poutine se rendra en visite en Inde les 4 et 5 décembre, annonce le Kremlin

LE FIGARO : Cette visite, qui inclura notamment des entretiens avec la présidente indienne, devrait permettre d’aborder l’ensemble de l’agenda bilatéral et des enjeux internationaux. Elle devrait se conclure par la signature d’une déclaration commune et d’accords commerciaux.

Le président russe Vladimir Poutine se rendra en visite d'État en Inde les 4 et 5 décembre à l'invitation du premier ministre indien Narendra Modi, a annoncé vendredi le Kremlin dans un communiqué.

Cette visite « permettra d'évoquer tous les aspects de l'agenda varié des relations russo-indiennes de partenariat stratégique privilégié », ainsi que d'échanger sur « les sujets d'actualité internationale et régionale », a expliqué la présidence russe. » | Par Le Figaro avec AFP | vendredi 28 novembre 2025

Friday, November 21, 2025

Guerre en Ukraine : Donald Trump met de nouveau Kiev sous pression

LE FIGARO : DÉCRYPTAGE - L’ébauche d’un plan de paix demandant des concessions majeures à Kiev constitue un nouveau changement de posture du président américain.

La politique de Trump vis-à-vis de l’Ukraine vient de connaître un nouveau mouvement de balancier. Les 28 propositions d’un «plan de paix» négocié directement entre les Russes et les Américains, dont les fuites ont été organisées dans les médias mercredi, ressemblent fortement à un nouvel alignement de l’Administration sur les revendications russes, au détriment de l’Ukraine, qui n’a pas été associée aux négociations.

Selon les éléments connus, le plan exigerait de Kiev des concessions territoriales, militaires et diplomatiques équivalentes à une capitulation. Sans avoir été vaincue, l’Ukraine devrait renoncer aux parties du Donbass qu’elle contrôle encore, abandonnant notamment les puissantes lignes défensives aménagées depuis 2015, et que les Russes n’ont pas réussi à percer, réduire de moitié la taille de son armée, et abandonner des pans entiers de son armement offensif, en particulier les missiles à longue portée. » | Par Adrien Jaulmes, correspondant à Washington | vendredi 21 novembre 2025

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Trump veut que cette guerre prenne fin, non pas parce qu'il se soucie vraiment du bien-être des Ukrainiens, mais, si je ne m'abuse, parce qu'il souhaite conclure des accords commerciaux lucratifs avec la Russie, grâce auxquels il peut s'enrichir, ainsi que sa famille et ses sbires, encore davantage. — © Mark Alexander

Monday, October 20, 2025

La Syrie demande à Moscou de lui livrer Bachar al-Assad

LE FIGARO : Reçu pour la première fois ce mercredi 15 octobre à Moscou par Vladimir Poutine, le président de transition Ahmed al-Chareh a dit vouloir «redéfinir» les relations entre la Syrie et la Russie.

Les attentes de la Syrie étaient fortes, ce mercredi 15 octobre à Moscou, où le président de transition, Ahmed Al-Chareh effectuait sa première visite depuis l’effondrement du régime de Bachar el-Assad. En bonne place sur l’agenda du dirigeant syrien figurait d’ailleurs une requête déjà formulée auprès des autorités russes au début de l’année : le retour en Syrie de l’ex-président, qui a trouvé refuge à Moscou, où il avait été «exfiltré» après avoir été chassé du pouvoir par M. Al-Chareh à la tête d’une coalition islamiste.

«Le président Al-Chareh va demander au président russe de remettre tous ceux qui ont commis des crimes de guerre et se trouvent en Russie, en premier lieu Bachar al-Assad», a indiqué un responsable syrien, cité par les agences de presse, avant la rencontre entre les deux dirigeants, qui s’est tenue au Kremlin en présence de leurs ministres des Affaires étrangères respectifs. » | Par Alain Barluet, Correspondant à Moscou | jeudi 16 octobre 2025

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