Saturday, May 30, 2026

Sommet de la « remigration » à Porto : quels partis en Europe soutiennent une politique d’expulsion massive d’étrangers ?

Cette capture d'écran provient de cet article du Figaro. | Santiago Abascal (Vox, Espagne) et Alice Weidel (AfD, Allemagne) font partie des dirigeants européens favorables à une politique de «remigration». Anadolu via AFP / BURAK AKBULUT / dpa Picture-Alliance via AFP / MICHAEL KAPPELER

LE FIGARO : DÉCRYPTAGE - Théorisée par les mouvances nationalistes radicales, la « remigration » gagne en visibilité sur le continent et trouve des relais dans certains partis politiques d’extrême droite.

Après Milan en 2025, c’est Porto qui accueille ce samedi 30 mai l’édition 2026 du « Remigration Summit », colloque organisé par plusieurs mouvements européens d’extrême droite. Moyennant 45 euros (et jusqu’à 325 euros pour un accès « premium »...), les participants pourront voir se succéder sur scène les principales figures continentales de la « remigration », concept défendu par les mouvances identitaires et nationalistes radicales, qui prône l’expulsion massive d’étrangers au nom de la préservation de l’identité nationale et culturelle.

Sur leur site internet, les organisateurs la définissent comme « un processus démocratique, légal et de longue haleine (20 à 30 ans) visant à renvoyer les immigrants clandestins et les migrants légaux nuisibles, et à exercer une pression sur les sociétés parallèles non assimilées afin de rétablir l’harmonie culturelle au sein de la nation ».

Issue de la même matrice idéologique que la théorie du « grand remplacement », la notion de « remigration » a acquis une visibilité particulière au cours de l’année 2025, popularisée sur les réseaux sociaux par l’administration Trump et par Elon Musk. Le terme est désormais repris par des militants identitaires, des groupuscules suprémacistes et diverses mouvances néofascistes. Mais aussi, plus marginalement, par certains partis politiques implantés en Europe, que Le Figaro a recensés. » | Par Adrien Bez | samedi 30 mai 2026

On y est encore ! La catastrophe des années 1930 et 1940 n'a visiblement pas suffi à ces extrémistes ! De toute évidence, ils veulent réitérer cette expérience désastreuse ! Concrètement, même s'ils y parvenaient, qui imagine-t-ils capable d'assurer le fonctionnement d'une économie florissante, alors que l'Europe connaît un vieillissement de sa population et une baisse alarmante de la natalité ? — © Mark Alexander