LE FIGARO :
DÉCRYPTAGE - Outre-Rhin, la formation d’extrême droite qui louait la politique du président américain a condamné l’intervention au Venezuela et les visées sur le Groenland.
Lors de son discours sur sa politique étrangère au Parlement jeudi,
Friedrich Merz a pris soin de rappeler qu’avec les États-Unis de
Donald Trump « nous sommes des partenaires et des alliés, et non des subordonnés ». Lui succédant au pupitre du Bundestag, la patronne de l’AfD,
Alice Weidel, a simplement enjoint le chef du gouvernement allemand à rejoindre le Conseil de la paix récemment créé par le président américain, mais sur un ton modéré traduisant son embarras.
« Trump est devenu le talon d’Achille de l’AfD », a aussitôt commenté sur X l’ex-député CDU Ruprecht Polenz.
Depuis la réélection du président américain, le parti représentant l’extrême droite allemande jouait le mimétisme : les
« violeurs mexicains » de Trump étaient les
« hommes aux couteaux » de Weidel. Le 26 novembre dernier, au Bundestag, cette dernière applaudissait
les opérations lancées par l’ICE, la police anti-immigration américaine :
« C’est exactement ce que nous voulons faire en Allemagne. » En décembre, lors d’un gala du New York Young Republican Club, Markus Frohnmaier, le porte-parole du parti pour les affaires étrangères, dans son discours de remerciement pour le prix qu’il venait de recevoir, saluait encore l’
« alliance » entre
« patriotes ».
» | Par
David Philippot, à Berlin | jeudi 29 janvier 2026
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