LE FIGARO : RÉCIT - Ils étaient partis à l’Ouest, souvent pour effectuer des petits boulots ou poursuivre leurs études. Aujourd’hui, ils sont plus nombreux à quitter le Royaume-Uni, l’Allemagne ou les Pays-Bas pour revenir sur leur terre d’origine que leurs compatriotes effectuant le chemin inverse.
Le fameux mythe du « plombier polonais » ne semble être plus qu’un lointain souvenir. Il y a deux décennies, l’expression enflammait le débat public français pour désigner, avec un brin de condescendance, la main-d’œuvre peu qualifiée venue des bords de la Vistule sur notre marché du travail.
Depuis, la donne a bien changé. « Pour la première fois depuis des générations, notre solde migratoire est positif », indique Dominika Pszczółkowska, chercheuse au Centre de recherche sur les migrations de l’Université de Varsovie. Une consécration pour la Pologne qui, après s’être libérée du carcan soviétique et avoir utilisé à bon escient la manne européenne, s’impose désormais comme une locomotive économique du continent. Cette année, le pays signe même son entrée dans le Groupe des vingt pays les plus avancés de la planète. » | Par Adam Hsakou, à Varsovie | samedi 14 mars 2026
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