LE FIGARO : Le premier ministre exclut de démissionner, même si le Labour a subi de lourds revers dans ces élections locales qui avaient valeur de test et confirment la fragmentation du paysage politique britannique.
Les pertes sont lourdes, très lourdes même, mais le premier ministre britannique entend rester au front. Keir Starmer a promis de poursuivre le combat, afin de tenir sa promesse d’apporter le « changement » en Grande-Bretagne, malgré les revers subis par son parti aux élections locales. Mais il apparaît de plus en plus fragilisé, alors que le grand vainqueur du scrutin, le parti Reform UK de Nigel Farage, a souvent laminé les travaillistes dans leurs fiefs traditionnels.
Ces résultats du Labour pourraient être les pires jamais obtenus par un parti aux élections locales depuis le début du siècle. Le parti au pouvoir pourrait perdre quelque 1200 sièges en Angleterre, un résultat qui se rapproche des prévisions les plus pessimistes. En moyenne, le vote travailliste a chuté de 16 points par rapport à 2022, et même de 19 points par rapport à 2024. Cette baisse est particulièrement marquée dans les bastions du parti du centre et du nord de l’Angleterre ainsi que dans les quartiers à forte population musulmane. Plus de 5 000 sièges d’élus locaux étaient en jeu en Angleterre tandis que des scrutins renouvelaient les parlements gallois et écossais. La perte du contrôle du Pays de Galles pourrait être un revers historique. » | Par Arnaud De La Grange | vendredi 8 mai 2026
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Ces résultats ne devraient surprendre personne. C'était un désastre annoncé. Keir Starmer semble ignorer l'essence même de la mentalité britannique, du mode de vie britannique. De ce fait, sa politique autoritaire ne reflète pas les aspirations de l'électorat. Si Starmer veut redresser la barre, il doit abandonner sans délai toutes ses politiques absurdes et intrusives, et surtout, il doit relancer une économie atone. Et ce, de toute urgence ! — © Mark Alexander