LE FIGARO : L’hostilité du président américain a pour effet d’unir les Européens, qui prennent acte du divorce transatlantique et du risque d’éclatement de l’Otan. Même les nationalistes prennent leurs distances.
Le printemps 2026 restera peut-être dans les livres d’Histoire comme le moment de la fin de l’alliance transatlantique. Les insultes de Donald Trump contre plusieurs dirigeants européens - Emmanuel Macron, Keir Starmer, Pedro Sanchez -, ses coups de boutoir quasi-quotidiens contre l’Otan, l’unilatéralisme de l’offensive américaine en Iran sans aucun égard pour les conséquences ont fini de convaincre la majorité des responsables du Vieux Continent de l’abîme qui s’était irrémédiablement creusé. La guerre en Iran aura ainsi accéléré une rupture latente depuis le retour du milliardaire américain à la Maison-Blanche début 2024. Comme un troisième acte dans le processus de divorce, après la guerre commerciale l’an dernier et les menaces d’annexion du Groenland, début 2026.
Le cavalier seul de Donald Trump a eu un effet inattendu sur les Européens : il les a unis contre lui. La panique et le déni ont cédé la place à la détermination à ne pas se laisser entraîner dans la guerre en Iran contre leur gré. Les Vingt-Sept, divisés par les droits de douane de Donald Trump, sont désormais galvanisés par leur résolution à lui tenir tête lors de la crise du Groenland, en janvier. Leurs menaces de rétorsions commerciales et les embryons d’expéditions défensives sur l’île arctique ont contribué à le faire reculer. L’Europe a alors timidement pris conscience de sa puissance - en particulier celle de son marché - et de l’utilité de montrer les muscles. » | Par Florentin Collomp, correspondant à Bruxelles | lundi 6 avril 2026
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Pour moi, il ne s'agit pas de devenir radioactif ; Trump était pour moi radioactif dès le départ ! On pourrait dire que ce fut une antipathie au premier regard !
Für mich geht es nicht darum, radioaktiv zu werden; Trump war für mich von Anfang an radioaktiv! Man könnte sagen, es war Antipathie auf den ersten Blick! — © Mark Alexander