LE FIGARO : REPORTAGE - Plus de 1 200 hectares de la forêt domaniale située en Seine-et-Marne ont été ravagés par les flammes, contre lesquelles se battent plus de 500 sapeurs-pompiers. Ce lundi soir, Laurent Nuñez a annoncé que deux personnes avaient été interpellées pour des « mises à feu volontaires ou accidentelles ».
À 30 kilomètres de leur épicentre, les denses fumées ocre et noires saturent le ciel. Plus de 500 sapeurs-pompiers se débattent, en pleine vague de chaleur, contre l’incendie exceptionnel qui ravage la forêt de Fontainebleau (Seine-et-Marne) depuis dimanche. Au milieu de la pinède, dans un endroit dépourvu de réseau, entre Arbonne-la-Forêt et Achères-la-Forêt, le poste de commandement est sur le pied de guerre. Des tentes sont installées pour garder à l’ombre les rations et l’eau distribuées aux soldats du feu. Le long de la route, des camions de pompiers venant de tout le pays attendent de retourner au front. Ils arrivent du Jura, de la Meuse, du Bas-Rhin ou de Côte-d’Or. Au milieu du dispositif, les yeux sont rivés sur un écran interactif qui suit l’évolution en temps réel de l’incendie.
« L’une des grandes difficultés, au-delà du vent qui tourne régulièrement, c’est le sous-sol de la forêt, qui regorge de tourbe, une matière organique qui propage le feu, parfois à plusieurs dizaines de mètres de là où il s’est déclaré. Les arbres morts sont également des combustibles qui ne nous aident pas », explique le capitaine Sylvain Wdowik, du service départemental d’incendie et de secours (SDIS) de Seine-et-Marne. À cause des sols sableux et des nombreuses roches, des pans entiers de forêt sont inaccessibles aux pompiers déployés au sol. « Les Canadair nous permettent d’atteindre ces zones tout en économisant du personnel. Ils mettent une dizaine de minutes entre chaque rotation et larguent à chaque fois 6 000 litres d’eau, c’est chirurgical », ajoute Sylvain Wdowik. » | Par Victor Mérat (envoyé spécial en Seine-et-Marne) | lundi 13 juillet 2026
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