LE FIGARO : RÉCIT - Une nouvelle biographie familiale réanime la légende de la fratrie la plus mythique du XXe siècle. Une histoire folle, marquée par les engagements politiques extrêmes des unes, la tranquillité des autres, et un sens de l’humour très britannique.
De la fiction à la réalité. L’histoire des extravagantes sœurs Mitford a inspiré dans les années 1980 à Jean d’Ormesson une trilogie très librement romancée (Le Vent du soir, Tous les hommes en sont fous, Le Bonheur à San Miniato). Bertrand Meyer-Stabley, lui, ne s’en tient qu’aux faits. Et, ironie du sort, sa formidable biographie se lit comme un roman. Elle ne concerne pas, d’ailleurs, que les sœurs de légende. Au départ, il y a le père : David Freeman-Mitford, baron de son état, dit Lord Redesdale. Propriétaire foncier, ancien militaire ayant perdu un poumon durant la guerre des Boers, il était, selon ses enfants, d’une drôlerie sans limites, farfelu, espiègle, fantasque, compréhensif. Sa lignée, venue de Northumbrie, remontait au XIVe siècle. Son épouse, Sydney Bowles, était la fille du créateur des magazines Vanity Fair et The Lady. Jugée « froide », Sydney fut pourtant une mère aimante, fidèle et dévouée. » | Par Nicolas Ungemuth, pour Le Figaro Magazine | dimanche 12 avril 2026
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