LE FIGARO : «Il faut empêcher les mouvements migratoires incontrôlés en provenance d’Iran», a déclaré le chancelier allemand Friedrich Merz le 6 mars.
Les combats se poursuivent en Iran. Si les frappes se concentrent sur des infrastructures militaires, elles ont aussi touché des dépôts de carburant, créant une « pluie de pétrole » sur le pays dont pâti directement la population civile. « La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure », a alerté le Haut-Commissariat aux réfugiés vendredi. « L’ampleur du risque potentiel [d’une vague migratoire] est significative », ajoutait mardi 3 mars l’Agence de l’Union européenne pour l’asile dans son rapport annuel. « Il faut empêcher les mouvements migratoires incontrôlés en provenance d’Iran, abondait encore Friedrich Merz, chancelier allemand, le 6 mars. Nous ne voulons pas voir se reproduire ici le scénario syrien ».
La police routière iranienne a recensé 100.000 départs de Téhéran au cours de deux premiers jours de frappes. Pourtant, aucune vague migratoire n’a été recensée par les pays frontaliers, qui en seraient les premiers réceptacles. « Je ne crois pas beaucoup au risque d’une vague migratoire venue d’Iran », tranche Patrick Stefanini, haut fonctionnaire et fin connaisseur des questions d’immigration. Quitter l’Iran relève de la gageure. Le régime des Mollahs quadrille le territoire, empêchant tout départ. Les routes migratoires semblent se fermer : les avions ne peuvent décoller, la Turquie a clos sa frontière... » | Par Amaury Coutansais-Pervinquière | jeudi 11 mars 2026
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