Thursday, November 05, 2026

Émeutiers d’ultragauche, troubles graves et dégradations prévisibles : les autorités se préparent à un « jeudi noir », émaillé de violences

La police est sur le qui-vive pour éviter les scènes d’affrontements et de saccages du 17 octobre dernier. Abdul Saboor / REUTERS

LE FIGARO : DÉCRYPTAGE - Alors que 500 000 à 700 000 manifestants sont attendus dans les rues de France, 70 000 policiers et gendarmes vont être déployés pour éviter les scènes de chaos du 17 octobre.

Un jeudi noir de très forte mobilisation, hanté par des « risques très élevés », avec de « nombreuses violences » provoquées par des casseurs d’ultragauche en « direction des forces de l’ordre et des dégradations de bâtiments publics prévisibles » : tel est le dernier scénario redouté par les autorités à la veille de l’« acte IV » du mouvement de colère. « La journée devrait sceller la jonction entre plusieurs luttes et oppositions du secteur public, privé, de la jeunesse, de collectifs citoyens et de partis politiques situés à gauche ou à l’extrême gauche », prévient une source proche des services de renseignements alors que 220 actions de voie publique sont prévues sur tout le territoire. Les analystes du ministère de l’Intérieur alertent déjà que la « participation s’annonce aussi massive que le risque de troubles à l’ordre public est élevé, avec la présence simultanée, dans de nombreuses villes, d’émeutiers sans motivation idéologique et de membres de l’extrême gauche radicale et de l’ultragauche particulièrement organisés, aspirant à la déstabilisation de l’État et de toutes les formes d’autorité ». » | Par Christophe Cornevin et Angélique Négroni | mercredi 4 novembre 2026

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