LE FIGARO : RÉCIT - Créés dans les années 1990, les « Stolpersteine » sont de petits pavés de laiton incrustés dans les trottoirs devant le dernier lieu de vie de victimes du nazisme. La décision de la ville de Heidenau d’interdire toute nouvelle installation, à l’initiative d’élus de l’AfD et avec le soutien de la CDU, provoque une vive polémique en Allemagne.
À Heidenau, les noms des victimes du nazisme ne seront plus inscrits dans la pierre qui recouvre les trottoirs. Cette petite ville de Saxe, située à l’est de l’Allemagne, a décidé de bannir de son espace public l’installation de nouveaux « Stolpersteine », ces pavés disséminés par dizaines de milliers à travers le pays - et partout en Europe - en mémoire des personnes persécutées par le régime nazi. Une décision hautement symbolique, portée conjointement par des élus locaux du parti d’extrême droite AfD et de l’Union chrétienne-démocrate (CDU). Le vote de cette motion municipale survenu le 24 septembre dernier a provoqué une vive polémique outre-Rhin, sur fond de poussée historique de l’extrême droite dans les récents scrutins régionaux.
La petite ville de Heidenau, dans la région de Saxe, compte cinq de ces petits cubes de béton d’environ dix centimètres, encastrés devant le dernier lieu de vie ou de travail d’une victime du nazisme. Ces pavés sont tous recouverts d’une plaque en laiton gravée du nom, de l’année de naissance de la victime et, lorsque les informations sont connues, de ce qui lui est arrivé durant la Seconde guerre mondiale : arrestation, déportation, camp, assassinat, fuite… » | Par Clara Hidalgo | vendredi 2 octobre 2026
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