LE FIGARO : La première ministre durcit le bras de fer avec le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, dont ses partisans dénoncent le laxisme en matière migratoire.
Giorgia Meloni avait promis de ne pas rester les bras croisés. Elle menaçait, après l’arrivée illégale de dizaines de milliers de migrants dans l’enclave espagnole de Ceuta, de suspendre l’application du traité de Schengen avec Madrid. Depuis ce week-end, et pour une durée d’un mois, c’est désormais chose faite. Dès samedi matin, la presse transalpine confirmait l’application des contrôles dans plusieurs aéroports de la Botte : de Rome à Milan, en passant par Bologne ou Trévise. Des contrôles « aléatoires et limités », effectués par la police aux frontières, concentrés sur les vols en provenance d’Espagne et les seuls ressortissants de pays tiers, hors Union européenne. « C’est une activité de prévention, qui pourra être revue et modulée. Il n’y aura aucun impact sur les voyageurs espagnols ou sur des citoyens de l’UE arrivant en Italie depuis l’Espagne », veut rassurer une source gouvernementale.
Si aucun migrant arrivé à Ceuta ces derniers jours, parfois à la nage n’a pu ensuite gagner l’Espagne continentale ou le reste de l’UE, assurait-on à Madrid, une vidéoconférence des ministres de l’Intérieur des 27 a été programmée en urgence pour mardi. Elle fait suite à une lettre envoyée aux institutions européennes par vingt-deux États membres, à l’initiative de l’Italie et du Danemark. Le document appelle à « une action conjointe pour renforcer les frontières extérieures, lutter contre l’immigration irrégulière, combattre les trafiquants d’êtres humains, rendre les rapatriements plus efficaces et éliminer tout facteur susceptible d’encourager de nouvelles entrées illégales ». » | Par Quentin Raverdy, Rome | dimanche 2 août 2026
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