LE FIGARO : Le premier ministre Mark Carney a rompu les négociations vendredi pour défendre l’exception culturelle québécoise et notamment l’usage du français, remis en cause par l’administration Trump.
Le Canada monte au créneau pour défendre le français. La défense de la culture québécoise et de la langue de Molière s'est imposée comme l'un des principaux points d'achoppement des négociations commerciales entre Ottawa et Washington, selon Mark Carney, qui affirme avoir refusé de transiger face aux exigences américaines. « Il y a un écart énorme entre les perspectives canadiennes et les perspectives américaines » en matière de culture, a souligné lundi le premier ministre canadien, à qui il a pourtant été souvent reproché un manque de sensibilité au français.
Mark Carney, qui poursuit son apprentissage de la langue française, a ainsi fustigé les demandes introduites « dans les dernières heures » par la partie américaine, qui remettaient en cause les subventions à la culture francophone, la place des médias francophones en ligne et l'obligation d'étiquetage bilingue des produits vendus au Canada. C'est aussi une question de « découvrabilité » des productions québécoises, a ajouté lundi le premier ministre canadien, c'est-à-dire de « disponibilité (du contenu) en ligne et (de) sa capacité à être repéré parmi un vaste ensemble », comme l'indique le gouvernement du Québec sur son site internet officiel. » | Par Le Figaro avec AFP | mardi 25 août 2026