LE FIGARO : ANALYSE - À la faveur des guerres au Yémen et en Iran, Paris a redécouvert les capacités médiatrices d’un sultanat, qui facilita la libération d’otages détenus par les rebelles houthistes yéménites et par Téhéran.
« Pas de droits de péage à Ormuz , comme le réclame l’Iran, mais peut-être le paiement de services », confie un diplomate omanais. Le sultan d’Oman, Haïtham Ben Tariq, attendu ce dimanche pour une visite officielle en France, devra clarifier devant Emmanuel Macron la position de son pays, acteur clé dans la crise entre l’Iran et les États-Unis. Cette visite, la première d’un chef d’État omanais depuis 1989, marque le réchauffement des relations avec la France, qui marginalisa pendant longtemps ce petit pays du sud de la péninsule arabique, réputé pour l’efficacité de ses médiations dans les crises.
Devant son hôte, qu’il reçoit lundi à l’Élysée pour un déjeuner avant de participer tous les deux à un forum d’affaires, Emmanuel Macron plaidera pour la réouverture « libre et sans condition » du détroit d’Ormuz, alors que ce week-end Téhéran et les États-Unis se sont attaqués, la République islamique répétant que la gestion d’Ormuz après la guerre ne ressemblera pas à celle d’avant le conflit.
Que veut dire faire payer des « services » aux navires qui traverseraient ce point de passage stratégique pour l’économie mondiale ? « Ces services ne seraient ni pour nous ni pour l’Iran exclusivement, mais partagés avec les autres pays du Golfe, parlons-en tous ensemble », explique le diplomate omanais. » | Par Georges Malbrunot | dimanche 28 juin 2026
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