LE FIGARO : DÉCRYPTAGE - Le patronat est vent debout, dénonçant une hausse du coût du travail. La Confédération nationale de l’industrie (CNI) l’évalue annuellement entre 30 et 45 milliards d’euros.
Déjà très fréquentées, les plages mythiques de Rio de Janeiro pourraient bientôt connaître une plus forte affluence encore. La Chambre des députés vient d’approuver un projet de réforme constitutionnelle qui prévoit de faire passer la durée légale du temps de travail de 44 à 40 heures par semaine, sans baisse de salaire. Mais surtout, chaque salarié pourra bénéficier de deux jours de repos hebdomadaires, contre un seul actuellement. La proposition, qui doit encore être votée au Sénat, enflamme les débats. Pour certains, il s’agit d’une mesure sociale et nécessaire qui arrive tardivement ; pour d’autres, notamment le patronat, la réduction du temps de travail ralentira l’économie et fera grimper les prix à cause de l’augmentation des coûts de production.
À l’origine, la proposition de réduction du temps de travail ne vient pas du président de gauche Luiz Inácio Lula da Silva Lula et de son gouvernement, mais celui-ci l’a adoptée et l’a faite sienne. Et pour cause : la mesure est très populaire, surtout parmi ceux qui travaillent actuellement six jours par semaine. Environ 14,8 millions de personnes sont directement concernées, selon le ministère du Travail. Pour l’ancien métallurgiste et syndicaliste qui briguera un quatrième mandat lors de l’élection présidentielle d’octobre, c’est une façon d’avancer sur un programme de justice sociale. Il s’agit d’une « conquête historique et civilisationnelle », soutient Lula. » | Par Eléonore Hughes, à Rio de Janeiro | jeudi 4 juin 2026
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