LE FIGARO : RÉCIT - Le souverain pontife entamera son grand voyage en Afrique en se rendant ce lundi 13 avril dans le pays d’origine de saint Augustin, dont il se veut le disciple. Un déplacement hautement symbolique pour la petite communauté catholique qui n’avait jamais reçu de visite papale.
Le ciel gris, la bruine et le froid qui règnent, ce jeudi 26 mars, sur la ville d’Annaba, au nord-est de l’Algérie, n’ont pas dissuadé Fred Wekesa à revêtir ses plus beaux vêtements liturgiques. Le recteur de la basilique Saint-Augustin, à l’allure de judoka, s’apprête à diriger, en compagnie de l’archevêque émérite d’Algérie, Paul Desfarges, la messe des Rameaux, célébrée en principe le dimanche précédant la fête de Pâques. Accompagnés d’une quarantaine de fidèles – essentiellement des étudiants subsahariens venus de tout le pays –, les deux hommes d’Église guident la procession jusqu’à une cour voisine, lieu de vie du personnel de ce site emblématique d’une Église catholique dont l’histoire remonte aux premiers siècles de l’ère chrétienne.
De retour sous la nef, les deux hommes de Dieu savent qu’ils ne célèbrent pas une messe ordinaire. Outre les rituels habituels, une fois les chants religieux achevés, ils tiennent à rappeler que la ville d’Annaba accueillera, le 15 avril, le souverain pontife : le pape Léon XIV effectuera, en effet, une visite historique de trois jours à partir du 13 avril. Pour recevoir dignement cet hôte de marque, le pays se mobilise : embellissement des rues et des lieux de culte, préparation des itinéraires de l’évêque de Rome. » | Par Ali Boukhlef et Sadak Souici, pour Le Figaro Magazine | samedi 11 avril 2026