Friday, April 17, 2026

La mission des Européens pour sécuriser le détroit d'Ormuz sèchement rejetée par Donald Trump

LE FIGARO : DÉCRYPTAGE - Le président de la République Emmanuel Macron et le premier ministre britannique Keir Starmer, ont présidé une réunion vendredi, à Paris, avec des représentants de 49 États.

La réouverture annoncée du détroit d’Ormuz fait l’effet d’une claque pour les Européens. « Gardez vos distances », a sèchement commenté le président américain, Donald Trump, alors que s’achevait vendredi à Paris une réunion, rassemblant des représentants de 49 États ou organisations internationales, sur « la sécurisation de la navigation » dans le détroit. Le milliardaire, qui avait pourtant sommé les Européens de contribuer à rouvrir le passage, rejette leurs propositions avant même qu’elles ne soient sur la table. Trop tard. « Ils ont été inutiles quand on avait besoin d’eux », a-t-il écrit sur son réseau social, précisant avoir « reçu un appel de l’Otan ».

Impatient, colérique ou méprisant, Donald Trump assure ne plus avoir besoin de ses alliés. Les mines qui pourraient avoir été déposées par les forces iraniennes seront retirées « avec l’aide des États-Unis », a-t-il promis en adressant un « merci ! » à ceux qu’ils bombardaient il y a quelques jours. La marine américaine détient pourtant peu de moyens en matière de déminage. L’Iran a accepté de « ne plus jamais fermer le détroit d’Ormuz », a-t-il aussi claironné sans dire ce que ses dirigeants ont obtenu en échange « En ligne avec le cessez-le-feu au Liban, le passage de tous les navires commerciaux par le détroit d’Ormuz est déclaré entièrement ouvert pour la période restante du cessez-le-feu », a pour sa part affirmé sur X le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, en liant le sort des deux théâtres et en fixant une échéance. » | Par Nicolas Barotte | vendredi 17 avril 2026

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