Sunday, March 22, 2026

L’Iran fait peser une menace cataclysmique sur l’accès à l’eau douce des pays du Golfe

LE FIGARO : La mise hors service des sites de dessalement d’eau des pays du Golfe serait dramatique pour les habitants de la région désertique.

Les quelque 9 millions d’habitants de Riyad devront-ils abandonner en urgence la capitale saoudienne brusquement privée d’eau ? À Doha, au Qatar, la population doit-elle redouter la mort ou des maladies par manque d’eau potable ?

C’est la menace que brandit désormais Téhéran. Donald Trump a averti qu’il frapperait les centrales électriques iraniennes si le pays n’ouvrait pas le détroit d’Ormuz dans les 48 heures. L’Iran a riposté qu’il attaquerait alors les infrastructures énergétiques et « vitales » de la région, en particulier les installations de dessalement. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a averti sur X que ces infrastructures pourraient être « irrémédiablement détruites ».

Quelques installations de dessalement ont déjà été touchées, sur l’île iranienne de Qechm près du détroit d’Ormuz, où le site a été visé par les États-Unis, affirme Téhéran ; et dans l’État insulaire de Bahreïn. Les dommages sont restreints, pour l’instant. Mais, l’envoi par l’Iran de quelques missiles ou drones ciblant précisément les grands sites de fabrication d’eau potable de ses voisins, créerait une situation dramatique. » | Par Armelle Bohineust | dimanche 22 mars 2026

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