LE FIGARO : À l’heure de la déconsommation d’alcool symbolisée par le Dry January, le vin, élément constitutif de la culture française, affronte des vents contraires comme rarement auparavant.
…
Un extrait :
«La vague d’hygiénisme est non seulement palpable, mais elle est mondiale», abonde Jacques-Olivier Pesme, économiste et géographe, à la tête de la Wine Origins Alliance, une organisation basée aux États-Unis regroupant les 40 principales régions viticoles dans le monde. Un exemple concret de cette mondialisation du «wine bashing» : le Canada étudiait, fin 2025, la possibilité de rendre obligatoire une mention d’avertissement sur les bouteilles d’alcool. Ce qui ne constitue d’ailleurs pas un coup d’essai, puisqu’un projet pilote avait déjà été orchestré à l’échelle régionale, avec l’avertissement suivant, dupliqué en anglais et en français sur un fond jaune et rouge criard : «L’alcool peut causer le cancer, y compris le cancer du sein et du côlon». Un essai mené durant un mois, en 2017, avant d’être abandonné. Et qui était intervenu – hasard du calendrier – conjointement à la légalisation du cannabis récréatif dans le pays. «J’avais prévenu dès 2017 que le cannabis pouvait constituer un concurrent du vin. En France, on me riait au nez, alors que le tabou du joint qui remplace le verre de vin est une réalité», décrypte Jacques-Olivier Pesme. En 2017, il était de toute façon déjà trop tard. En France, la consommation d’alcool s’est effondrée à hauteur de 60% depuis les années 1960 et à l’inverse, la consommation de drogue – dans une temporalité plus récente – a explosé. En guise d’exemple, le volume d’ecstasy consommé entre 2010 et 2023 a augmenté de 480% et les amphétamines de 600%, selon des chiffres communiqués en décembre dernier par l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT).
...
Les abonnés peuvent lire l'article complet ici.