LE FIGARO : Le risque d’avoir un enfant atteint d’une maladie génétique ne serait que «légèrement augmenté», selon le National Health Service (NHS), qui appelle à ne pas « stigmatiser » une pratique jugée « normale » dans certaines cultures.
Le personnel hospitalier doit cesser de décourager les mariages entre cousins germains. Tel est le mot d’ordre adressé aux soignants par le National Health Service (NHS), le système de santé britannique. En cause : le risque d’avoir un enfant atteint d’une maladie génétique ne serait, selon la base de données nationale sur la mortalité infantile (NCMD) financée par le gouvernement, que « légèrement augmenté ». Pourtant, les chiffres interrogent. L’an dernier, il a été révélé que la mort de plus de deux enfants par semaine en Angleterre était liée au fait que leurs parents étaient étroitement apparentés, indique le Times .
Par ailleurs, les bébés nés de cousins germains seraient jusqu’à trois fois plus susceptibles de présenter des troubles génétiques. Les directives évoquées reconnaissent l’existence de « risques pour la santé des enfants liés au mariage de proches parents », mais invitent à ne pas les «exagérer». Selon ces recommandations, 85 à 90 % des couples de cousins n’ont pas d’enfants affectés par une maladie génétique. À titre de comparaison, le taux moyen national d’enfants nés sans maladie congénitale s’élève à environ 98 %. » | Par Marie de Montalembert de Cers | vendredi 13 février 2026