LE FIGARO : DÉCRYPTAGE - Les dernières attaques iraniennes visant des cibles américaines dans la région signalent une volonté d’escalade. Un calcul stratégique de Téhéran, pour détourner l’attention de la crise économique et embarrasser Donald Trump à l’approche des élections de mi-mandat.
Après les paroles, les actes. Les gardiens de la révolution, armée idéologique du régime iranien, ont annoncé ce mercredi 9 septembre avoir attaqué une base militaire des États-Unis en Jordanie ainsi qu’une vingtaine de bateaux américains, en réponse à des frappes contre les pétroliers iraniens. « L’ère des réponses proportionnées est révolue », avait prévenu, dimanche 6 septembre, Mohammad Bagher Ghalibaf, le chef du Parlement iranien et l’une des figures clés de l’équipe chargée des négociations avec l’Iran. « Désormais, toute attaque contre la sécurité ou les intérêts de l’Iran fera l’objet d’une réponse plus rapide, plus lourde et douloureuse », avait-il insisté, après l’attaque de trois pétroliers iraniens la veille, en représailles à des tirs contre des navires américains.
Après un mois d’accalmie relative dans la longue guerre qui oppose, depuis le 28 février, l’Iran et les États-Unis, les hostilités ont repris le 30 août lorsque des bombardements américains ont visé des infrastructures iraniennes dans le détroit d’Ormuz et dans le sud de l’Iran, endeuillant au passage un mariage. Elles suivaient de quelques jours l’annonce de nouvelles sanctions économiques contre Téhéran. La riposte iranienne avait déjà été ferme : très vite, Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Koweït, l’Irak mais aussi la Jordanie s’étaient retrouvés la cible de frappes tous azimuts. » | Par Delphine Minoui | mercredi 9 septembre 2026
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