LE FIGARO : Une semaine après le début des manifestations anti-régime, la colère ne démord pas. Certains protestataires, inspirés par la chute de Maduro, aspirent à la « fin rapide de Khamenei ».
« Nous combattons, nous mourrons, mais nous reprendrons l’Iran ! » Sous un concert de klaxons solidaires, de jeunes protestataires défient le régime en pleine nuit. La scène se déroule le samedi 3 janvier dans la très conservatrice ville de Machhad, quelques heures après le discours d’Ali Khamenei. Silencieux depuis le début des manifestations iraniennes, il y a une semaine, le numéro un du régime est enfin sorti de sa réserve, vraisemblablement ébranlé par la chute de son allié de Caracas. L’ayatollah au turban noir, qui se sait dans le viseur de Donald Trump, s’est fendu d’une sortie menaçante envers les « émeutiers » de son pays tout en cherchant à amadouer les commerçants du bazar, point de départ de la contestation, en estimant « justes » leurs revendications.
Mais l’arme de la terreur et de la division peine à produire les effets escomptés. « Il est temps que Khamenei se réveille. Il n’a pas compris que lorsqu’on crie : “Cette année sera celle du sang” », c’est que, pour nous, il est déjà fini », prévient un manifestant iranien, contacté à Narmak, quartier en ébullition du nord-est de Téhéran. S’il est défavorable à une intervention étrangère, la fin du dictateur vénézuélien, comme celle, un an plus tôt, du raïs de Damas, l’encourage à continuer à manifester dans l’espoir « d’un vrai changement ». » | Par Delphine Minoui, correspondant à Istanbul | lundi 5 janvier 2026
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