LE FIGARO : DÉCRYPTAGE - Les digues élevées par Charles III ces dernières années autour de l’ex-prince Andrew n’ont pas suffi, et la tournure policière de l’affaire plonge la monarchie dans l’inconnu.
Nombre de Britanniques se disent qu’il vaut mieux que la reine Elizabeth II n’ait pas assisté à cela de son vivant. Son « fils préféré », le frère du roi, embarqué par la police comme un vulgaire malfrat. Pour celle qui était si soucieuse de l’image de la Couronne, le choc eut été immense. Comme il l’est aujourd’hui dans le royaume, avec ce qui est déjà un événement historique : la première arrestation d’un membre de la famille royale de l’époque moderne, la première depuis le XVIIe siècle, note la presse.
Depuis des mois, des années même, Charles III s’évertue à circonscrire et à contenir le problème Andrew. Isolé du cercle familial, interdit de rôles officiels, déchu de tous ses titres en octobre dernier - une mesure exceptionnelle -, obligé de quitter sa demeure du domaine de Windsor… La réponse a été graduelle. Las ! rien n’y fait, les digues érigées par le roi n’ont pas tenu. Quand, la semaine dernière, le souverain s’est dit prêt à collaborer avec la police sur les affaires touchant son frère, l’opinion a compris que l’on avait franchi un nouveau seuil. Le communiqué de Buckingham ressemblait à un message, dicté par l’impuissance et disant en substance : « Prenez-le, il est à vous… » » | Par Arnaud De La Grange, correspondant à Londres | jeudi 19 février 2026
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