LE FIGARO : PORTRAIT - Leader autoproclamé de la transition politique en cas de chute du régime, le fils en exil du dernier chah d’Iran suscite à la fois espoir et méfiance dans son pays d’origine.
Son nom est scandé à tue-tête par certains manifestants. Sa photo est même apparue, brandie au-dessus d’une foule, sur une place de Téhéran. Quarante-sept ans après la chute du chah, Reza Pahlavi s’est imposé comme l’un des visages de la contestation. Depuis le début des manifestations, le 28 décembre, le prince héritier en exil multiplie les apparitions médiatiques et s’imagine en homme providentiel d’un Iran post-République islamique.
« Je me prépare (…) à rentrer dans ma patrie pour être avec vous, grande nation iranienne, lorsque notre révolution nationale aura triomphé. Je crois que ce jour est très proche », lance-t-il, ce samedi 10 janvier, dans une vidéo publiée sur le réseau social X. Après deux jours de manifestations monstres dans les rues du pays, qu’il a personnellement encouragées, le fils du dernier monarque appelle désormais les Iraniens à sortir « munis de drapeaux, d’images et de symboles nationaux, afin d’occuper l’espace public », dans l’objectif de se « préparer à conquérir et défendre les centres-villes ». » | Par Delphine Minoui | dimanche 11 janvier 2026
Réservé aux abonnés