Tuesday, January 13, 2026

En Iran, le pouvoir émoussé d’Ali Khamenei, un guide suprême en sursis

Capture d'écran extraite de cet article. | Des centaines de milliers de manifestants réclament la « mort » du guide suprême d’une République islamique. Toby Melville / REUTERS

LE FIGARO : DÉCRYPTAGE - Menacé par la rue et ses ennemis israélien et américain, son éviction alimente les spéculations.

Comment faire sauter le verrou qui empêche, depuis des années, toute évolution du système théocratique iranien ? Comment neutraliser « le dictateur » Ali Khamenei, guide suprême d’une République islamique où des centaines de milliers de manifestants réclament sa « mort », au péril de leur vie, chaque nuit, depuis plus de deux semaines ? Par une mise à l’écart orchestrée par des réalistes au sein du système pour éviter, à terme, son effondrement : c’est la première option à laquelle s’ajoute celle d’une élimination physique par ses ennemis américains ou israéliens, déjà évoquée par ceux-ci en juin pendant la guerre que Tel-Aviv et Washington lancèrent, sans un succès franc, contre les installations nucléaires iraniennes.

« Largement détesté par le public, l’ayatollah est depuis quelque temps plus un fardeau qu’un atout pour le régime », constate le spécialiste de l’Iran, Ali Alfoneh. Le vieillard, âgé de 86 ans, que l’on dit malade depuis longtemps, incarne la boîte noire d’un système, largement impénétrable. Celui qui ne parle jamais aux ambassadeurs, ni à la presse locale ou étrangère, sauf à une poignée de journalistes, dûment autorisés à le voir voter à chaque élection présidentielle, pour encourager ses compatriotes à en faire autant. » | Par Georges Malbrunot | mardi 13 janvier 2026

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